Créer et maintenir l’emploi en France
Quand d’autres désignent comme principal adversaire le monde de la finance, nous disons que notre véritable adversaire, c’est le chômage. Parce que le chômage est la première des inégalités et la première des injustices. Notre priorité, c’est donc de produire en France pour créer des emplois en France !

A l’inverse, Nicolas Sarkozy a choisi de s’attaquer aux causes profondes du chômage pour relancer l’emploi sur le long terme. C’est une démarche plus risquée en matière de popularité, mais qui va dans le sens de l’intérêt général.
Parmi les causes du chômage, il y en a une que personne ne peut contester : le coût du travail en France est beaucoup trop élevé par rapport à celui des autres pays européens. 1h de travail en France coûte ainsi 3,59 € de plus qu’en Allemagne, et 6,48 € de plus que dans la moyenne de la zone euro ! Pour maintenir l’emploi en France et combattre les délocalisations, il n’y pas de solution miracle : il faut baisser le coût du travail.
Nicolas Sarkozy a donc décidé d’alléger de 13 milliards les charges qui pèsent sur les cotisations patronales en les compensant par une augmentation d’1,6 point de TVA et de 2 points de la CSG sur les revenus du capital. En baissant les charges qui pèsent sur le travail, on allège le coût de l’emploi. On protège ainsi le travail et on incite aux embauches. C’est un mécanisme anti-délocalisation.
J’ai entendu les critiques de nos opposants qui, sans proposer d’alternative crédible, ont crié à l’injustice, à l’inefficacité, ont prédit une augmentation vertigineuse des prix… Tout cela est caricatural.
Injustice ? Ceux qui se satisfont du statu quo actuel sont complices de la vraie injustice qu’est le chômage. A droite, nous refusons de nous résigner face au chômage.
Inefficacité ? La réussite actuelle de l’Allemagne, qui a adopté en 2007 un mécanisme similaire, prouve le contraire.
Augmentation des prix ? C’est faire peu de cas de la forte concurrence entre entreprises qui les engage à baisser leurs prix. Et, dans l’hypothèse, théorique, d’une augmentation des prix, il faut avoir en tête qu’1 point de TVA en plus, c’est moins de 50 centimes d’euros d’augmentation pour un chariot de 100 euros…
La fiscalité anti-délocalisation est une mesure forte et courageuse qui peut inverser durablement la tendance sur le front de l’emploi.

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