Un bébé âgé d’une quinzaine de jours a été extrait des décombres près de 48 heures après le séisme de magnitude 7,2 qui a frappé la province de Van en Turquie. La mère et la grand-mère de l’enfant ont également été retirées vivantes quelques heures plus tard a rapporté l’AFP. 

S’ils sont infimes, les miracles tels que celui de la petite Azra et de sa famille redonnent espoir aux secouristes qui s’affairent depuis deux jours. Tenter de retrouver des survivants après que la terre a tremblé. Malgré le froid glacial, malgré la nuit. Et extraire ici, et là, une femme enceinte et ses deux enfants à Ercis, ville la plus durement frappée par le drame, ou encore ce policier et sa femme restés bloqués 32 heures sous les décombres et sortis indemnes.

Au beau milieu du chaos, les secouristes retiraient aussi des corps. De nombreux corps. Le bilan du drame, toujours provisoire, s’est à nouveau alourdi mardi : 366 morts et 1 300 blessés. Il était de 279 victimes hier. Des dizaines de personnes sont toujours portées disparues.



Les victimes sont particulièrement nombreuses à Ercis et Van, la capitale régionale. Des engins lourds tentent toujours de soulever des blocs de béton alors que les rescapés qui ont passé une deuxième nuit dans l’angoisse des répliques tentaient de se réchauffer tant bien que mal dans l’attente de distributions de rations par le Croissant-Rouge ou d’autres organisations caritatives. Et le temps presse. Au fil des heures, l’espoir de retrouver d’autres personnes vivantes s’amenuise. La neige est annoncée pour mercredi.

Des moyens considérables ont été dépêchés sur place : quelques centaines de secouristes, 145 ambulances, six bataillons de l’armée et des hélicoptères-ambulances. Et l’élan de solidarité a gagné tout le pays. De nombreux Turcs se sont ainsi mobilisés pour venir en aide à leurs concitoyens kurdes, alors que l’armée poursuit une vaste offensive contre les rebelles kurdes qui ont tué la semaine dernière 24 soldats, attisant les divisions ethniques.