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L’ex-président Moubarak arrive au tribunal du Caire, couché sur une civière

 M. Moubarak, 83 ans, est arrivé en hélicoptère près de l’académie puis a été transporté dans une ambulance jusqu’aux portes du tribunal.

Il a ensuite été placé, toujours couché, dans le box des accusés, et a brièvement parlé à ses deux fils, qui se tenaient à ses côtés.

 

L’ancien chef de l’Etat, chassé du pouvoir le 11 février par un soulèvement populaire sans précédent, est accusé d’avoir donné l’ordre de tirer à balles réelles sur les manifestants, ainsi que de corruption.

Le colonel Kadhafi défie ses ennemis et leur prédit une “fin proche”

 "La fin du colonisateur est proche et la fin des rats est proche. Ils (les rebelles) fuient d’une maison à une autre devant les masses qui les chassent", a déclaré M. Kadhafi dans un message diffusé "en direct", selon la télévision libyenne.

"Le colonisateur et ses agents n’ont plus qu’à recourir au mensonge et à la guerre psychologique après que toutes les guerres avec toutes les armes ont échoué", a déclaré M. Kadhafi alors que des rumeurs se propageaient sur les réseaux sociaux et dans certains médias, faisant état de son départ imminent vers l’étranger.

 

Le dirigeant libyen a appelé ses partisans à garder le moral haut, à résister et à se "préparer pour la bataille pour libérer" les villes tenues par les rebelles, alors que l’insurrection affirme avoir avancé dans des villes à l’ouest du pays, comme Zawiyah, Sorman ou Gharyan.

La télévision libyennediffusait des images "en direct" de la place verte au coeur de Tripoli où quelques centaines de partisans du régime étaient rassemblés, brandissant des portraits du "Guide" et des drapeaux libyens.

Le colonel Kadhafi décrivait de temps en temps des scènes sur la télévision pour "prouver" qu’il parlait en direct, a-t-il expliqué.

Sur le terrain, les combats se sont poursuivis dimanche à Zawiyah, à 40 km à l’ouest de Tripoli, entre rebelles et forces du régime.

L’entrée samedi des rebelles dans la ville stratégique de Zawiyah, après presque six mois de révolte contre le régime Kadhafi, représente l’une des plus significatives avancées des rebelles depuis le début du conflit le 15 février.

D’après un photographe de l’AFP, les combats se déroulaient aussi dans le sud de Sorman, plus à l’ouest. Les rebelles ont essayé d’avancer dans la ville, mais les pro-Kadhafi les bombardaient depuis l’intérieur de la cité.

Sur les deux autres fronts, dans l’enclave côtière de Misrata (200 km à l’est de Tripoli) comme à Brega (est), les pro-Kadhafi semblent en difficulté depuis quelques jours, même s’ils ne cèdent que peu de terrain.

Au sud de Misrata, les rebelles ont consolidé leurs positions à Touarga, dont ils ont pris le contrôle vendredi et où ils ont assuré ne plus faire face qu’à quelques poches de résistance.

Dans la cité pétrolière de Brega, poste avancé depuis des mois des pro-Kadhafi dans l’Est, les insurgés ont annoncé avoir continué leur progression, toujours avec le soutien des bombardements aériens de l’Otan.

Dimanche soir, le porte-parole du gouvernement libyen , Moussa Ibrahim, a minimisé la percée des rebelles, affirmant que les forces armées du régime étaient capables de rétablir la situation dans les villes ou quartiers où les rebelles ont pris pieds ces deux derniers jours.

Au cours d’une conférence de presse réservée à la presse locale, M. Ibrahim, cité par l’agence libyenneJana, a indiqué que les forces kadhafistes ont pu repoussé dimanche une nouvelle offensive des rebelles sur Zawiyah.

Il a ajouté par ailleurs que les troupes fidèles au colonel Kadhafi ont "repris le contrôle de Touarga et tué la plupart de ceux qui ont avancé vers la ville parmi les bandes se trouvant à Misrata".

Il a reconnu par ailleurs que les rebelles sont entrés dans la ville de Gharyan, dans la région du Jebel Nefoussa.

"Quelques bandes sont entrées dans certaines zones de Gharyan dans le but de provoquer la terreur (…) mais rien ne pousse à l’inquiétude", a indiqué M. Ibrahim, affirmant que le régime reprendra le "contrôle total de Gharyan dans les prochaines heures".

Il a reconnu également des "problèmes" à Sorman, à 70 km à l’ouest de Tripoli, faisant état d’"affrontements" pour le contrôle de la ville.

"Des centaines de volontaires appuyées par les forces des Moudjahidin sont en train de traiter le cas de Sorman", a-t-il ajouté.

Le régime a dénoncé ces deux derniers jours une "intensification" des raids de l’Otan sur tout le territoire libyen .

L’agence libyenneJana a fait état lundi de raids de l’alliance atlantique sur Tripoli et sa banlieue-ouest, Janzour, ainsi qu’à Sabratha, à 70 km à l’ouest de Tripoli, où des affrontements entre rebelles et forces loyales avaient également été signalés.

 

Le procès de Moubarak reprend devant un tribunal du Caire

 L’ancien chef d’Etat, contraint à la démission le 11 février par un soulèvement populaire sans précédent, sera présent dans la salle d’audience, a indiqué son avocat Farid al-Dib au quotidien indépendant Al-Masri Al-Yom. Contacté par l’AFP, ce dernier était injoignable dans l’immédiat.

Le 3 août, alors que l’écrasante majorité des Egyptiens se disait convaincue qu’il serait absent, M. Moubarak s’était présenté à l’ouverture de son procès, allongé sur une civière, et avait plaidé non coupable.

 

Son apparition dans le box grillagé, la première depuis sa chute, avait frappé les esprits en Egypte et dans le monde entier.

L’ex-président risque la peine de mort s’il est reconnu coupable d’avoir ordonné de tirer à balles réelles sur les manifestants. Il est aussi accusé de corruption et d’avoir permis la vente de gaz égyptien à Israël à des prix inférieurs à ceux du marché.

Près de 850 personnes ont été tuées lors de la révolte populaire de janvier-février.

Ses fils Gamal et Alaa, qui s’étaient tenus à son chevet tout au long de la première audience, sont jugés à ses côtés pour corruption.

Depuis le 3 août, M. Moubarak, 83 ans, se trouve au Centre médical international, près du Caire. Il avait été admis en avril à l’hôpital international de Charm el-Cheikh (sud) pour des problèmes cardiaques et y était resté jusqu’à l’ouverture de son procès.

L’état de santé de l’ex-président est "quasi stable" et une équipe médicale le suit en permanence, a affirmé l’agence officielle Mena en citant une source médicale.

Le procès se déroule sous haute protection policière à l’académie de police, en banlieue du Caire, qui portait avant la révolte le nom de M. Moubarak.

Libye: les rebelles gagnent du terrain à Brega et près de Misrata

 Les divisions au sein de la rébellion ont cependant été une nouvelle fois illustrées avec une déclaration vendredi à Benghazi d’une vingtaine de brigades contre le ministre rebelle de la Défense, Jallal al-Digheily, qu’elles tiennent pour indirectement responsable de la mort du général Abdel Fatah Younès.

L’assassinat le 28 juillet de cet ancien pilier du régime rallié à la rébellion suscite d’intenses spéculations sur l’identité des meurtriers, le rôle du Conseil national de transition (CNT, organe politique des rebelles) ou l’existence d’une possible "cinquième colonne" pro-Kadhafi.

 

Suite à cet assassinat, le CNT a limogé mardi son bureau exécutif, qui fait office de gouvernement par intérim, et doit nommer un nouveau bureau dans les prochains jours.

Du côté du régime libyen, les forces loyales au colonel Kadhafi ont tellement diminué qu’elles ne peuvent plus "mener une offensive crédible", a estimé le chef des opérations militaires de l’Otan en Libye, le Canadien Charles Bouchard, dans un entretien accordé jeudi à l’AFP.

Et après plusieurs mois de sur-place, "les forces anti-Kadhafi vont de l’avant pour arrêter cette violence contre la population", a-t-il assuré. "On voit des changements" sur les trois fronts: Brega à l’est, Misrata à l’ouest, le djebel Nefoussa au sud-ouest de la capitale.

A Brega, les rebelles assurent que la conquête de cette cité pétrolière, poste avancé des pro-Kadhafi à 240 km au sud-ouest de Benghazi, n’est plus qu’une "question de jours".

Mercredi, les combattants rebelles étaient dans les faubourgs de la zone résidentielle de la ville, selon un journaliste de l’AFP. Jeudi soir, après une journée de combats, les rebelles ont affirmé avoir pris le contrôle de l’un des trois quartiers de cette zone.

"Chaque jour, nous gagnons du terrain", a assuré Fawzi Bukatif, ingénieur civil devenu l’un des principaux chefs militaires de l’insurrection, tout en précisant qu’il valait "mieux aller doucement pour épargner des vies, sécuriser méthodiquement notre progression".

La ville de Brega s’étend sur une dizaine de kilomètres d’est en ouest, le long de la route côtière. Les forces pro-Kadhafi ont aménagé de solides lignes de défense, avec des centaines de mines et un ingénieux réseau de tunnels souterrains où chars et véhicules peuvent échapper aux frappes de l’Otan.

Outre la maîtrise des installations pétrolières aujourd’hui à l’arrêt, l’objectif pour les combattants rebelles de l’Est est surtout de "soulager les autres fronts de Misrata et du djebel Nefoussa en retenant et en affaiblissant ici le maximum de forces de Kadhafi", selon M. Bukatif.

Dans l’Ouest, les combattants de Misrata, enclave rebelle à 200 km à l’est de Tripoli, ont lancé jeudi une offensive sur Touarga, à une quarantaine de kilomètres au sud, pour mettre fin aux tirs de roquettes des pro-Kadhafi qui continuent de terroriser les habitants.

La cité portuaire, qui comptait 500.000 habitants avant le début de la révolte mi-février, tente de se relever après les violents combats qui avaient duré des mois au printemps, jusqu’à ce que les rebelles parviennent à desserrer l’étau mi-mai, grâce aux frappes de l’Otan.

Le long de la rue de Tripoli, l’axe principal de la ville qui a longtemps été la ligne de front, aucun bâtiment n’est intact sur deux kilomètres, et les bas-côtés sont encombrés de carcasses de conteneurs, de chars ou de voitures.

A Benghazi, les rebelles ont récupéré un avion-cargo, propriété du régime de Kadhafi mais saisi par les Emirats arabes unis, et ont annoncé qu’ils allaient l’utiliser pour acheminer l’aide humanitaire depuis l’étranger.

Sur le front diplomatique, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a fait part jeudi de son inquiétude concernant le nombre "inacceptable" de civils tués dans le conflit libyen, y compris à la suite de frappes de l’Otan.

M. Ban a appelé "toutes les parties à faire preuve d’extrême prudence dans leurs actions, afin de réduire à l’avenir les pertes de vies civiles", selon un communiqué.

Les rebelles libyens publient un calendrier pour une Constitution post-Kadhafi

 Cette annonce de la Constitution comporte 37 articles, a indiqué M. Ghoga.

À l’issue d’une délibération nationale, la Libye formera son gouvernement dans un délai de 30 jours, publiera sa loi électorale dans les 90 jours, puis organisera les élections du Congrès dans les 240 jours, à l’issue de quoi un Premier ministre libyen sera élu et des lois adoptées, selon ce communiqué.

 

Trente jours après la création du Congrès national, un comité sera formé pour rédiger un projet de constitution dans les 60 jours.

Puis, au cours des 30 jours suivants, la Libye organisera un référendum sur ce projet de Constitution, selon l’annonce.