
Oeuvre de Jean Lurçat
Aubusson : tourisme et patrimoine.
Le département de la Creuse est l’une des plus vieilles régions d’Europe, aujourd’hui dans une phase de repli économique très fort. Pourtant les racines sont celles des traditions ancestrales de l’artisanat du bâtment et de l’art. C’est la terre des maçons, tailleurs de pierre et charpentiers ayant contribué à bâtir les grandes cathédrales, châteaux et grandes villes comme le Paris haussmanien.
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La tapisserie une tradition très ancienne.
La petite ville actuelle d’Aubusson dans la Creuse est habitée au moins depuis la période gallo-romaine, voire l’Age de fer. Selon certains la présence de l’art de la tapisserie remonterait à la présence d’ouvriers sarrazins installés après la défaite de Poitiers (732). Pour d’autres elle aurait été importée des Flandres au XIVème siècle. Mais ces deux avis ne sont pas incompatibles puisque l’art des Flandres aurait pu y bénéficier d’un savoir faire préexistant. Sous Louis XIV le label « Manufacture Royale » fut accordé aux industries, ce qui permit un véritable développement au XVIII ème siècle. Après un long déclin, le XXème siècle fut marqué par la reprise de créations modernes mondialement connues, grâce à le Corbusier, Calder, Vasarely, Lurçat… Matégot réalisa la plus importante tapisserie du monde pour la cathédrale de Coventry.
Aubusson une « pépite » en voie de disparition… au patrimoine mondial de l’Unesco.
Aujourd’hui il existe une volonté de faire repartir cette industrie du luxe, grâce notamment à l’inscription de la ville d’Aubusson au patrimoine mondial de l’Unesco, au titre des savoir-faire ancestraux. La formation des ouvriers lissiers est heureusement reprise depuis peu ; en effet la qualité des ouvrages dépend de la valeur des artistes créateurs, et aussi de celle des ouvriers qui doivent interpréter les œuvres. La collaboration entre le créateur du modèle et l’artisan est une grande particularité de cette activité du luxe.
Quelques grands ateliers perpétuent la tradition, comme Four et Pinton. 11 autres ateliers plus petits existent, dont certains, très innovants, recherchent des convergences avec d’autres industries du luxe comme les bijoux (Bernard Battu), voire la pierre avec Crinière. Pourquoi pas avec la maroquinerie ? Notons que la tapisserie du fauteuil du Pape a été conçue à la fin des années 80 et réalisée aux ateliers Hecquet aujourd’hui disparus.
Un musée de la tapisserie a été construit à Aubusson et la Cité de la Tapisserie doit lui être substituée pour consacrer le classement de la ville au titre de l’Unesco.
Un avenir incertain pour une Belle au bois dormant endormie par la décroissance ?
Au total la situation de la ville et celle de la tapisserie sont tournées vers le passé, avec une absence d’esprit d’entreprise, alors que les marchés du luxe sont en développement : vêtements, ameublement, décoration… Or la tapisserie s’inscrit bien dans le cadre de la décoration moderne comme ancienne des palaces, et d’une façon générale de l’immobilier de standing.
Trop souvent il est beaucoup trop attendu localement du monde de la politique, celui des subventions, alors que le marché du luxe ne s’accommode que de bon goût, de haut de gamme, de marketing adapté. Ce qui manque à l’économie d’Aubusson sont les initiatives et naturellement les ressources privées bien ciblées et donc plus efficaces.
Pour découvrir ces activités prestigieuses, voire pour apprendre ce métier d’art au travers de stages, il est possible aux touristes de réserver un gîte rural comme celui du Tranloup, à deux pas d’Aubusson. Ainsi on est replacé dans un écrin de verdure, de nature, dans un habitat conservé d’époque, afin d’associer traditions et modernité : www.gitetranloupcreuse.fr
Mots clés : Gite Aubusson, Aubusson tapisserie, Aubusson patrimoine, Aubusson nature
Aubusson : tourisme et patrimoine.
Le département de la Creuse est l’une des plus vieilles régions d’Europe, aujourd’hui dans une phase de repli économique très fort. Pourtant les racines sont celles des traditions ancestrales de l’artisanat du bâtment et de l’art. C’est la terre des maçons, tailleurs de pierre et charpentiers ayant contribué à bâtir les grandes cathédrales, châteaux et grandes villes comme le Paris haussmanien.
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La tapisserie une tradition très ancienne.
La petite ville actuelle d’Aubusson dans la Creuse est habitée au moins depuis la période gallo-romaine, voire l’Age de fer. Selon certains la présence de l’art de la tapisserie remonterait à la présence d’ouvriers sarrazins installés après la défaite de Poitiers (732). Pour d’autres elle aurait été importée des Flandres au XIVème siècle. Mais ces deux avis ne sont pas incompatibles puisque l’art des Flandres aurait pu y bénéficier d’un savoir faire préexistant. Sous Louis XIV le label « Manufacture Royale » fut accordé aux industries, ce qui permit un véritable développement au XVIII ème siècle. Après un long déclin, le XXème siècle fut marqué par la reprise de créations modernes mondialement connues, grâce à le Corbusier, Calder, Vasarely, Lurçat… Matégot réalisa la plus importante tapisserie du monde pour la cathédrale de Coventry.
Aubusson une « pépite » en voie de disparition… au patrimoine mondial de l’Unesco.
Aujourd’hui il existe une volonté de faire repartir cette industrie du luxe, grâce notamment à l’inscription de la ville d’Aubusson au patrimoine mondial de l’Unesco, au titre des savoir-faire ancestraux. La formation des ouvriers lissiers est heureusement reprise depuis peu ; en effet la qualité des ouvrages dépend de la valeur des artistes créateurs, et aussi de celle des ouvriers qui doivent interpréter les œuvres. La collaboration entre le créateur du modèle et l’artisan est une grande particularité de cette activité du luxe.
Quelques grands ateliers perpétuent la tradition, comme Four et Pinton. 11 autres ateliers plus petits existent, dont certains, très innovants, recherchent des convergences avec d’autres industries du luxe comme les bijoux (Bernard Battu), voire la pierre avec Crinière. Pourquoi pas avec la maroquinerie ? Notons que la tapisserie du fauteuil du Pape a été conçue à la fin des années 80 et réalisée aux ateliers Hecquet aujourd’hui disparus.
Un musée de la tapisserie a été construit à Aubusson et la Cité de la Tapisserie doit lui être substituée pour consacrer le classement de la ville au titre de l’Unesco.
Un avenir incertain pour une Belle au bois dormant endormie par la décroissance ?
Au total la situation de la ville et celle de la tapisserie sont tournées vers le passé, avec une absence d’esprit d’entreprise, alors que les marchés du luxe sont en développement : vêtements, ameublement, décoration… Or la tapisserie s’inscrit bien dans le cadre de la décoration moderne comme ancienne des palaces, et d’une façon générale de l’immobilier de standing.
Trop souvent il est beaucoup trop attendu localement du monde de la politique, celui des subventions, alors que le marché du luxe ne s’accommode que de bon goût, de haut de gamme, de marketing adapté. Ce qui manque à l’économie d’Aubusson sont les initiatives et naturellement les ressources privées bien ciblées et donc plus efficaces.
Pour découvrir ces activités prestigieuses, voire pour apprendre ce métier d’art au travers de stages, il est possible aux touristes de réserver un gîte rural comme celui du Tranloup, à deux pas d’Aubusson. Ainsi on est replacé dans un écrin de verdure, de nature, dans un habitat conservé d’époque, afin d’associer traditions et modernité : www.gitetranloupcreuse.fr
Mots clés : Gite Aubusson, Aubusson tapisserie, Aubusson patrimoine, Aubusson nature
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