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Ayrault et Aubry ont déjeuné ensemble

François Hollande, en déplacement aux Etats-Unis, est arrivé à la Maison-Blanche. Plus d’infos.

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Législatives : pas d’accord entre le PS et le Front de gauche

“Aucun accord national n’a été trouvé” entre le Front de gauche et l’alliance Parti socialiste (PS) Europe Ecologie-Les Verts (EELV) pour les élections législatives. C’est ce qu’annoncent de concert vendredi 18 mai les dirigeants du PS, du Parti de gauche (PG) et du Parti communiste français (PCF). Pour rappel, ces deux derniers forment le Front de gauche.

Pas d’entente avec le Parti de gauche

Des discussions ont eu lieu sur les circonscriptions où il y a un risque d’élimination de la gauche à l’issue du premier tour à cause du Front national. Les négociations “n’ont pas abouti, et elles n’aboutiront pas”, précise Lydie Benoist, responsable des élections au PCF. 

Le secrétaire national du PG Eric Coquerel précise aussi pour sa part : “Il n’y a pas d’accord avec le Parti de gauche (PG), donc pas d’accord avec le Front de gauche” (FG).

“Ce n’est pas un accord, c’est un diktat”

“On se retirait dans 13 circonscriptions sur 29, donc c’était un beau geste”, estime la responsable élections du Parti communiste français. Or “le PS a trouvé que c’était insuffisant au total, car il voulait négocier sur davantage de circonscriptions”. Le PS, en début de semaine, avait effectivement cité le chiffre de 55.

En outre, dans la répartition au sein du Front de gauche, “il n’y avait pas d’accord entre le PCF et le PG”, pointe Lydie Benoist.

Eric Coquerel souligne de son côté : “on demandait, nous, Parti de gauche, d’avoir une circonscription gagnable dans cet accord. Ça nous a toujours été refusé, quelle que soit la proposition que nous faisions. A partir de là, ce n’est plus un accord, c’est un diktat. Or ce n’est pas notre style”. 

Le Front de gauche souhaite un groupe “puissant” à l’Assemblée après le score à la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon (11,1%) qui s’est, lui, lancé dans la circonscription socialiste de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) où Marine Le Pen (FN) est également candidate.

Martine Aubry renvoie la balle

A l’issue d’un entretien de deux heures avec le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, Martine Aubry, a confirmé qu’il n’y avait “pas d’accord avec le Front de gauche, parce qu’il y a des désaccords au sein du Front de gauche” (PCF et Parti de gauche). 

Selon la première secrétaire du PS, ”le travail a été mené avec le Parti communiste dans de très bonnes conditions, un très bon climat”. ”C’est une responsabilité qui dépend d’eux, que nous respectons, que nous regrettons, mais le travail a été fait dans de bonnes conditions”, juge-t-elle.

Martine Aubry estime toutefois que cette absence d’accord ne devrait pas faire perdre de circonscriptions à la gauche, puisque les discussions portaient sur des zones où elle ne partait pas favorite mais où il s’agissait d’éviter son élimination dès le premier tour.

Le PG fait un geste

Quelques heures après cette annonce, le Parti de gauche annonce son retrait de deux circonscriptions à risque pour la gauche. Les circonscriptions concernées sont la 7e de Moselle et la 1ere de l’Aube.

“Nous avons décidé de montrer que le rassemblement à gauche était possible en nous retirant unilatéralement de deux circonscriptions particulièrement critiques”, précise le parti. ”Nous faisons ce geste sans aucune contrepartie, comme notre appel à battre Nicolas Sarkozy entre les deux tours”. 

La négociation pour trouver un accord sur les circonscriptions dites à ‘risque FN’ a échoué. Nous le regrettons profondément pour avoir été les initiateurs de cette tentative” Le Parti de gauche

“Manifestement le PS, avec l’appui d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), fait passer sa volonté d’être seul majoritaire à l’Assemblée nationale avant tout autre considérant”, affirme-t-il.

“Irresponsable” pour le PCF, qui cherche des solutions locales

“C’est irresponsable. C’est un très mauvais signe pour le rassemblement nécessaire à gauche”, commente le Parti communiste français, quelques heures après avoir annoncé qu’un accord n’a été trouvé. 

“Le PCF et ses candidats, qui vont mener avec le Front de gauche dans un esprit de conquête le combat législatif qui s’annonce, restent disponibles pour discuter localement, là où s’avéreraient indispensables des accords locaux pour écarter le risque qu’un accord national n’a malheureusement pas pu écarter”, précise le parti.

Les différents candidats ont jusqu’à 18 heures ce soir pour déposer leurs candidatures.

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EN DIRECT. François Hollande est arrivé à la Maison-Blanche

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17h40 – Sondage : 51% des personnes disent faire confiance à Hollande

51% des personnes interrogées disent faire confiance à François Hollande pour présider la France selon un sondage TNS Sofres/Sopra group pour i-Télé contre 40% qui ne lui font pas confiance. 9% ne se prononcent pas.

D’autre part, 43% des sondés se déclarent “satisfaits” de la composition du gouvernement, contre 24% de “mécontents”. 33% sont sans opinion.

Face à un gouvernement reconnu pour sa diversité et sa parité, 66% de sondés (contre 21%) trouvent le nouveau gouvernement “représentatif de la diversité de la population. 

17h30 – François Hollande vient d’arriver à la Maison-Blanche

Le président de la République assistera notamment au G8 de Camp David et au sommet de l’Otan. Il effectue sa visite avec le chef de la Diplomatie Laurent Fabius et le ministre de l’Economie Pierre Moscovici.

15h20 – Législatives : Ayrault et Aubry animeront des meetings ensemble

“Nous irons à la fois à Lille (fief de Mme Aubry) et à Nantes (dont il était maire) et puis pour terminer à Paris”, confirme le chef du gouvernement.

“Nous faisons campagne ensemble. C’est très important de montrer le rassemblement qui nous a permis de gagner l’élection présidentielle et nous permettra, je l’espère, de gagner les législatives”, indique le Premier ministre.

“J’ai été ravie de revenir ici à Matignon et d’y retrouver mon ami Jean-Marc Ayrault”, déclare, pour sa part, Martine Aubry. Selon la première secrétaire du PS, “le gouvernement est tenu d’une main à la fois ouverte et de fer”.

15h – FN : Le parti présente un candidat, privé d’investiture par Le Pen, dans le Rhône

Marine Le Pen avait affirmé que Stéphane Poncet ne serait “plus candidat du FN” après la publication sur son blog de caricatures douteuses. Les dessins présentent un “père Noël roumain” dérobant un écran plat, un Noir de l’époque coloniale pour moquer le film “Intouchables” ou encore Nicolas Sarkozy en officier nazi.

“C’est un très bon militant, il n’y a pas de problèmes avec lui”, indique le secrétaire départemental du FN dans le Rhône.

Le département est considéré comme le bastion de Bruno Gollnisch, candidat déçu à la tête du Front National et dont la ligne politique est éloignée de Marine Le Pen.

14h50 – Aubry “regrette” l’absence d’accord avec le Front de gauche aux législatives

Le PCF critique également une décision “irresponsable qui est un très mauvais signe pour le rassemblement nécessaire à gauche”.

13h – Jean-Luc Mélenchon se sent “le plus adapté” pour la 11e circonscription

Le leader du Front de gauche, interrogé sur sa candidature dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais a déclaré être ”le plus adapté à ce coin, c’est moi et la personne la moins adaptée à ce coin, c’est elle [Marine Le Pen NDLR], parce qu’ici les gens ont tout le temps été solidaires et ne se sont jamais occupés de la nationalité initiale des gens”. 

12h30 – Aurélie Filippetti “prête à perdre son poste au gouvernement”

La nouvelle ministre de la Culture, a affirmé être “prête à prendre le risque de perdre (son) poste au gouvernement” en cas de défaite aux élections législatives en Moselle, où elle se présente dans la première circonscription, à Metz. ”Je suis prête à prendre le risque de perdre mon poste au gouvernement. La seule légitimité, elle vient de l’élection au suffrage universel, c’est indispensable”, a estimé la ministre.

12h20 – Ségolène Royal dément sur Twitter toute polémique avec Vincent Peillon

La présidente de la région Poitou-Charentes, interrogée sur BFM-TV sur le fait que des associations de parents d’élèves s’inquiètent du manque de concertation sur une telle mesure, avait déclaré : ”Je pense que la journée d’une passation de pouvoirs, ce n’est pas le moment de faire des annonces”.

11h40 – Jean-Marie Le Guen est déçu de ne pas être au gouvernement 

Le député socialiste de Paris a déclaré sur LCI : ”Il y a de la déception, mais nul n’est irremplaçable. J’avais la prétention de penser que je pourrais utilement conduire un certain nombre de réformes. Eh bien voilà, nous le ferons ensemble”.

11h30 – Dieudonné candidat du Parti antisioniste à Dreux

L’humoriste controversé a été investi pour le Parti antisioniste dans la 2e circonscription d’Eure-et-Loir, qui recouvre une partie de Dreux. Il s’était déjà présenté en 1997 dans face au FN dans cette circonscription. Dieudonné avait conduit une liste antisioniste aux européennes de 2009 en Ile-de-France, et obtenant 1,30% au 1er tour.

10h45 – Delphine Batho a résilié son bail

Jean-Marc Ayrault confirme que Delphine Batho a résilié son bail, dans du parc social situé dans le XIXe arrondissement de Paris. La ministre déléguée à la Justice a affirmé sur son compte twitter, jeudi, avoir résilié son bail “il y a plusieurs jours comme indiqué au lendemain de la campagne”. 

10h – Martine Aubry déjeune à Matignon

La Première secrétaire du Parti socialiste va retrouver Jean-Marc Ayrault ce midi pour discuter des législatives et effacer les soupçons de tension au sein du parti. 

8h45 – Christiane Taubira prépare une nouvelle loi sur le harcèlement sexuel

Interrogée sur France Info, la garde des Sceaux a affirmé préparer une nouvelle loi sur le harcèlement sexuel. Elle est également revenue sur l’indépendance de la justice : “Elle est garantie par la Constitution, mon rôle est de la défendre et de la rendre réelle, dans la pratique. Je n’interviendrai pas sur les dossiers individuels auprès des Parquets.”

8h30 – Dominique de Villepin ne sera pas “candidat aux législatives”

Dominique de Villepin a déclaré sur BFMTV : “Je ne crois pas que ce soit dans l’intérêt de notre pays de rentrer dans une cohabitation négative. Je ne serai pas candidat aux législatives et je ne soutiendrai aucun candidat”, a ajouté l’ancien Premier ministre.  

8h25 – Nadine Morano : un gouvernement “35% plus cher”

L’ex-ministre UMP, à propos du gouvernement Ayrault, s’est interrogée sur RTL : “Qu’est-ce qui est important pour les Français ? Ce qui va entrer dans la poche des ministres en termes d’argent ou ce que ça va leur coûter à eux qui sont des contribuables ? Le gouvernement Hollande 1 coûte 35% plus cher que le gouvernement Fillon 1“, en raison du nombre de ministres précise l’ancienne  ministre délégué auprès du ministre du Travail chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle.

8h20 – Ayrault promet la “concertation” sur les rythmes scolaires

Le Premier ministre a promis sur France Inter une “concertation” avec enseignants et parents d’élèves sur la question des rythmes scolaires et de la semaine de cinq jours, à l’issue de laquelle un “arbitrage” sera rendu. Le ministre de l’Education, Vincent Peillon, a “eu raison de rappeler que c’était une priorité” mais les décisions seront prises à l’issue d’une “concertation”, a précisé Jean-Marc Ayrault.

Jean-Marc Ayrault promet une “concertation” sur… par LeNouvelObservateur

 

8h – François Hollande décolle pour Washington

Le président de la République est parti pour les Etats-Unis où il doit rencontrer Barack Obama avant de participer au G8 à Camp David.

 

7h30 – Najat Vallaud-Belkacem : La baisse des salaires “est plus qu’un symbole”

La porte-parole du gouvernement a expliqué sur “Europe 1″ que “si l’ensemble des Français est mis à contribution, il n’y a pas de raison que les responsables politiques ne le soient pas aussi”. Najat Vallaud-Belkacem a ajouté que “c’est un signal de l’ordre du symbole, et un premier acte qui permet de montrer qu’on tient les promesses de campagne”.

Salaires des ministres : “plus quun symbole” par Europe1fr

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La rigueur ? Oui… mais pas sans croissance !

C’est l’Américain Paul Krugman, prix Nobel d’économie, qui l’écrit dans le “New York Times” : “Les Français se révoltent contre l’austérité, les Grecs aussi. Il était temps !” Preuve que tous les Anglo-Saxons ne condamnent pas la fin de l’hégémonie idéologique allemande de l’austérité à tout prix. Le nouveau concept en vogue en Europe ? Non pas la réhabilitation de la croissance (tout le monde est pour), mais la dénonciation d’une austérité sans la croissance.

Un virage à mettre à l’actif du président François Hollande ? Le thème du salut par la relance européenne est depuis longtemps dans ses cartons. Dans une Union qui ne repose plus sur un projet commun, insuffler une dimension de croissance est, selon lui, une façon de “redonner une dynamique à un modèle qui ne porte plus rien et ne construit plus rien”.

Mais c’est d’abord un impératif conjoncturel : si l’absence de croissance réduit à néant les chances des Etats d’assainir leurs finances, elle est incohérente aussi avec son programme de sortie de la crise. Dans la foulée d’une élection française qui a vu les partis opposés à “‘austérité de Bruxelles” (FN et Front de Gauche) enregistrer près de 30% des voix, les révoltes européennes anti-rigueur ont naturellement porté le président français à la tête de la croisade pour une relance maîtrisée.

Incapacité de respecter les calendriers

Le Néerlandais Geert Wilders a tiré le premier. En torpillant, le 23 avril, le gouvernement libéral minoritaire, auquel il apportait le soutien de sa formation populiste, il a rappelé à quel point l’austérité érigée en principe fabriquait à la fois chômage, colère et extrémisme. Or comment – sinon par la perspective d’une relance – faire taire cet islamophobe, europhobe assumé, quand il jure que “le fétichisme des chiffres” ne l’obligera jamais à “étrangler les retraités” ?

L’impasse grecque, marquée par l’effondrement des partis pro-européens qui ont signé des plans d’austérité jugés “barbares” par la rue, porte le même message : le peuple grec ne veut plus d’une rigueur mortifère. Poursuite de l’austérité plus impasse politique égalent chaos. Adepte de la règle d’or, l’Espanol Mariano Rajoy a dû lui aussi reconnaître l’incapacité de son pays à respecter le calendrier… tout en affrontant, comme Mario Monti, autre tenant de l’orthodoxie en Italie, une chute spectaculaire de la production.

La France a, quant à elle, reçu un coup de semonce, vendredi 11 mai, avec les prévisions de la Commission européenne : l’an prochain, avec une croissance trop faible (1,3% au lieu de 1,7%) et un déficit trop fort (4,2% du PIB au lieu de 3%) pour espérer stabiliser sa dette, la France doit changer son plan de route. Vite, la croissance ? 

Rompre avec la “camisole de force”

Mario Draghi, patron de la BCE, a proposé de transformer le pacte de “discipline budgétaire” en “pacte de croissance”. Ce souci de coupler la discipline avec une relance sélective, partagé par une bonne moitié de l’Europe, est en train de changer la donne. Du technocrate Mario Monti au conservateur Mariano Rajoy, en passant par les socialistes Elio Di Rupo (belge), Evangelos Venizelos (grec) ou Sigmar Gabriel (président du SPD allemand), la majorité des décideurs européens compte sur Hollande pour faire bouger les lignes. Comme lui, elle est convaincue qu’il faut rompre avec la “camisole de force” de “Merkozy”. Et trouver, ensemble, la recette d’une relance européenne dont aucun Allemagne incluse – n’a les moyens tout seul.

Un cocktail rigueur-investissement ?

Mais comment ? Personne ne peut plus se permettre une relance à crédit. Les libéraux comme Draghi suggèrent des réformes “structurelles” (libéralisation et flexibilité). La France, dans un mémorandum à ses partenaires, suggère l’investissement. Incompatibles ? Confrontée au risque de stagnation, l’Allemagne redoute l’isolement et cherche elle aussi à sortir du piège d’une austérité qui engendre protectionnisme et montée des nationalistes.

Certes, la discipline budgétaire “n’est pas négociable”. Mais après avoir applaudi aux augmentations de salaires dans son industrie nationale, Angela Merkel ne serait pas hostile à un cocktail combinant les deux approches. Convoqués le 23 mai pour un dîner informel à Bruxelles, les chefs d’Etat et de gouvernement pourraient demander à un groupe de travail d’établir une liste de mesures pour le sommet de la fin juin. En espérant que le “poison grec” qui tétanise les marchés lui en laisse le temps.

 

 

Article publié dans “le Nouvel Observateur” du 17 mai 2012.

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EN DIRECT. Sécurité : "ni angélisme ni course aux chiffres"

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20h30 – Laurent Fabius s’est entretenu avec ses homologues

Le nouveau chef de la diplomatie, Laurent Fabius, a eu plusieurs entretiens téléphoniques avec des homologues pour des prises de contact et discuter des principaux dossiers internationaux, annonce le Quai d’Orsay. 

Le ministre s’est entretenu avec le Britannique William Hague – une conversation qui avait été annoncée au préalable par Londres -, l’Allemand Guido Westerwelle, l’Italien Giulio Terzi san Agata, le Polonais Radoslaw Sikorski, le Marocain Saad-Eddine El Othmani et le Brésilien Antonio Patriota. 

Selon des sources diplomatiques, Laurent Fabius a par ailleurs choisi comme directeur de cabinet Denis Pietton, directeur depuis peu des régions Afrique du Nord et Moyen-Orient au Quai d’Orsay, après avoir été ambassadeur au Liban.

 

19h15 – Le contenu de la charte dévoilé par l’Elysée

Le site officiel de l’Elysée publie la charte de déontologie signée cet après-midi par l’intégralité des membres du gouvernement. Vous pouvez la retrouver ici.

 

18h20 – Manuel Valls déjà en déplacement en Seine-et-Marne

Le nouveau ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, est attendu à la brigade de gendarmerie de Mornant, en Seine-et-Marne, pour ce qui est son premier déplacement ministériel. “Le Parisien” croit savoir qu’il se rendra aussi sur le chantier de la nouvelle gendarmerie de cette commune, avant de rendre visite aux pompiers de la caserne de Villeparisis.

Première visite, premières critiques. Yves Jégo, député UMP, dénonce sur son compte twitter une visite qu’il estime “très politisée” :

 

16h50 – L’exemplarité et l’efficacité, maîtres mots du nouveau gouvernement

C’était “un premier Conseil des ministres concentré, studieux, avec une forme de gravité, mais empreint de chaleur humaine et de confiance”, décrit Najat Vallaud-Belkacem, la nouvelle porte-parole du gouvernement, qui présente ici son premier compte rendu devant la presse.

“‘Il n’y a pas de temps à perdre pour mettre en route le changement’ a rappelé François Hollande, le président de la République.”, précise la nouvelle voix du gouvernement. Les deux chefs de l’exécutif ont aussi rappelé “que nous [les ministres, NDLR] sommes au service exclusif de l’Etat”, avec pour but “de redresser le pays dans la justice”. 

La lettre de mission est claire : nous ne sommes pas la uniquement pour gérer, mais pour réformer le pays, pour vaincre les privilèges, pour améliorer la vie des Français.“, Najat Vallaud-Belkacem.

Les ministres doivent “faire de l’exemplarité et de l’efficacité les maîtres mots de ce gouvernement”, rappelle à plusieurs reprises la nouvelle porte-parole.

Un rapport sur l’état des comptes publics

Le Premier ministre va “demander au président de la Cour des comptes de lui remettre d’ici le 1er juin un rapport d’évaluation sur l’exécution de la loi de finances 2012 et sur l’état de nos comptes publics”, souligne aussi Najat Vallaud-Belkacem.

 

16h15 – La réduction de 30% du salaire du président et des ministres adoptée

C’était attendu, c’est désormais acté. Le salaire du président de la République et celui de chaque membre du gouvernement va être abaissé de 30%. C’est la toute première mesure adoptée de ce nouveau quinquennat.

Nicole Bricq, nouvelle ministre de l’Ecologie, l’a confirmé en sortant du palais de l’Elysée.

La “charte de déontologie”, évoquée la veille par le Premier ministre, a été remise et signée par tous les membres du gouvernement.

 

16h10 – Les ministres quittent l’Elysée

Les membres du gouvernement sortent un à un du palais présidentiel.

C’était un évènement “solennel”, commente à la sortie Sylvia Pinel, ministre déléguée chargée de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme.  

“Le président a exprimé l’exigence et l’exemplarité qui doit peser sur nos épaules”, précise pour sa part Arnaud Montebourg.

C’est le début d’une nouvelle page de la politique française, dont on avait vraiment besoin”, juge Cécile Duflot, ministre de l’Egalité des territoires et du Logement. 


15h55 – C’est l’heure de la photo de famille…

La réunion terminée, l’intégralité des ministres se positionne autour du président de la République, François Hollande, et du chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, pour la traditionnelle photo de famille sur le perron de l’Elysée, côté jardin. Le gouvernement “Ayrault 1″ et ses 34 nouveaux ministres est désormais immortalisé.

Le duo exécutif était entouré pour la traditionnelle photo de famille de Marisol Touraine (Affaires sociales et Santé) et du numéro deux du gouvernement, Laurent Fabius (Affaires étrangères).

 

15h50 – Le premier Conseil des ministres s’achève

Le tout premier Conseil des ministres du quinquennat de François Hollande s’achève, il aura duré en tout un peu plus de 45 minutes.

 

15h45 – “Une charte de déontologie” pour le ministres

D’après “Le Monde“, tous les membres du gouvernement Ayrault 1 ont du signer une “charte de déontologie”, avant même de prendre la première mesure : la baisse de 30% de leurs salaires.

Cette charte demande notamment aux ministres de ne pas accepter “des cadeaux d’une valeur supérieur à 150 euros ni d’invitations personnelles” ou encore de “voyager en train autant que faire se peut”. En savoir plus.

 

15h15 –  L’UMP raille le retrait de Najat Vallaud-Belkacem aux législatives

Philippe Meunier, député UMP du Rhône, fustige la décision de Najat Vallaud-Belkacem de ne plus se présenter devant les électeurs lors des élections législatives de juin [voir plus bas, à 11h15, NDLR].

“Madame est servie… Les électeurs attendront !”, “de qui se moque t’on?”, interroge l’élu de la 13e circonscription du Rhône (Meyzieu, Décines), cofondateur du collectif de la Droite populaire, à l’aile droite de l’UMP.

“Mme Vallaud-Belkacem, préférant les ors de la République à la confrontation au suffrage universel, a décrété qu’elle renonçait à se présenter dans la 4e circonscription du Rhône”, renchéri le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob.

“C’est un manque de courage, un grave renoncement et, à mes yeux, un manque de considération total pour l’Assemblée nationale, d’autant plus grave que Mme Vallaud-Belkacem est porte-parole du gouvernement”, conclut-il.

 

15h – Le premier Conseil des ministres débute

Conseil des ministres


Après les multiples passations de pouvoirs dans les ministères au cours de la matinée, le premier Conseil des ministres du quinquennat de François Hollande commence à 15 heures.

Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, était arrivé le premier peu avant 14h30, suivi de peu par la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, puis, ensuite de tous les ministres, par petits groupes, qui ont posé complaisamment devant photographes et caméras.

Le gouvernement, formé mercredi soir, comporte 34 ministres, à égalité parfaite hommes et femmes. Il y a 18 ministres et 16 délégués. Seuls cinq d’entre eux ont déjà une expérience ministérielle (Laurent Fabius, Pierre Moscovici, Jean-Yves Le Drian, Michel Sapin, Marylise Lebranchu). Le président François Hollande et son Premier ministre n’ont jamais exercé une fonction ministérielle.

À l’ordre du jour, notamment, de ce conseil, figure la mesure n°47 des “60 engagements du candidat Hollande”: la réduction de 30% du salaire du président et des ministres.

À l’issue de la réunion, il y aura la traditionnelle photo de famille, suivie du compte-rendu du Conseil des ministres par la porte-parole.

 

13h45 – Les retraites et le smic, dossiers “prioritaires”

17 05 12 Michel Sapin afp

 

Deux dossiers seront traités rapidement par le gouvernement avant les élections législatives, indique Michel Sapin, le nouveau ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social, après une passation de pouvoirs avec Xavier Bertrand : “La question du Smic en fait partie et la question des retraites dont je partagerai bien entendu avec Marisol Touraine la responsabilité, elle dans l’application, nous deux dans le dialogue social nécessaire.” Sur le Smic, “vous pouvez vous attendre à un coup de pouce. Quant à la grosseur du pouce, ça fait partie des sujets qu’il faut commencer à aborder avec les partenaires sociaux.”

 

13h00 - Mitterrand part à scooter avec une dédicace de Filippetti citant Fuentes

Frédéric Mitterrand a quitté à scooter le ministère de la Culture et de la Communication, une écharpe rayée autour du cou, après avoir passé le témoin à Aurélie Filippetti qui lui a offert un livre dédicacé d’une citation de Carlos Fuentes, grand écrivain mexicain décédé mardi à Mexico.

“Tel j’étais, tel je suis”, a lancé le ministre avant d’enfourcher sa machine rue de Valois sous le soleil et sous les applaudissements des fonctionnaires, confessant discrètement qu’il venait de vivre “l’un des moments les plus marquants” de son ministère.

Auparavant, il s’est entretenu près d’une heure avec Aurélie Filippetti qui lui a ensuite remis, dans les salons du ministère, un “petit cadeau”: un livre de l’écrivain italien Erri De Luca (“Et il dit”), accompagné d’une “dédicace”, une citation de Carlos Fuentes ou “une certaine conception de la littérature”.

 

12h30 - Sécurité : Valls promet “ni angélisme ni course aux chiffres”

Le nouveau ministre de l’Intérieur Manuel Valls a promis, à l’issue de la passation de pouvoirs avec son prédécesseur Claude Guéant qu’il n’y aurait “ni angélisme ni course aux chiffres” en matière de sécurité, “ni stigmatisation de communautés”.

“Il n’y aura ni angélisme, ni course effrénée aux chiffres, ni stigmatisation de communautés, d’une catégorie par rapport à une autre, notre pays a besoin de tempérance et de mesure, les Français vivent une période difficile”, a déclaré le ministre sur le perron de la Place Beauvau.

Il venait de saluer Claude Guéant : “c’est un jour important pour vous, une page qui se tourne [...] servir la France est un honneur et une fierté”.

Les deux hommes s’étaient entretenus auparavant une vingtaine de minutes dans le bureau ministériel, pendant que le nouveau directeur de cabinet, Jean Daubigny en faisait de même avec son prédécesseur Stéphane Bouillon.

 

12h00 - Vallaud-Belkacem : “le gouvernement du changement”, des engagements tenus

La ministre Najat Vallaud-Belkacem assure que le gouvernement auquel elle appartient est celui “du changement” et incarne à lui seul “le respect des engagements” pris par François Hollande.

Juste avant sa passation de pouvoirs à Bercy, avec Valérie Pécresse, en tant que porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem a souligné les “belles responsabilités” qui lui ont été confiées (droit des femmes, outre le porte-parolat).

“C’est un grand honneur, il m’oblige en même temps devant les Français, je suis désormais ministre en charge d’un sujet qui devient majeur dans l’ordre des priorités gouvernementales”, souligne l’élue lyonnaise. ”Et puis je suis la porte-parole d’un gouvernement que je serai fière de représenter, car il incarne à lui seul le respect des engagements pris pendant la campagne”, a-t-elle fait valoir, en relevant la parité stricte du premier gouvernement Ayrault.

 

11h45 - Marisol Touraine prend en charge le ministère de la Santé

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a pris en charge le ministère de la Santé, à l’issue d’une passation des pouvoirs avec le ministre sortant Xavier Bertrand.

Elle devait ensuite prendre possession des dossiers du ministère des Solidarités transmis par la secrétaire d’Etat sortante Marie-Anne Montchamp, en l’absence de Roselyne Bachelot qui dirigeait ce ministère.

“Le moment n’est pas aux déclarations politiques sur le contenu des dossiers que je vais porter”, a indiqué Marisol Touraine, se déclarant fière de la confiance qui lui a été accordée par le président de la République et le Premier ministre.

La nouvelle ministre suit les dossiers sociaux et de santé depuis une quinzaine d’années.

“Le ministère de la Santé n’est pas un ministère comme les autres, pas de vacances, pas de week-end, les épidémies ne laissent jamais de répit mais je sais que vous serez aussi très engagée avec vos convictions dans ce superbe ministère”, lui a dit Xavier Bertrand devant les journalistes.

 

11h30 - La politique de l’immigration restera pilotée par l’Intérieur

Le ministère de l’Intérieur va garder la direction de la politique de l’immigration comme c’était le cas à la fin du quinquennat Sarkozy, a indiqué l’entourage du nouveau ministre Manuel Valls.

“L’immigration reste à l’Intérieur”, selon cette source.

La politique de l’immigration et de l’asile est passée totalement sous le contrôle du ministère de l’Intérieur lors d’un remaniement du gouvernement de François Fillon effectué en novembre 2009.

En rattachant l’Immigration à l’Intérieur, le gouvernement “fait un lien entre immigration et insécurité”, avait alors dénoncé auprès de l’AFP la députée socialiste Sandrine Mazetier.

Au début de son quinquennat, Nicolas Sarkozy avait instauré un “ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement durable” qui avait été fortement critiqué à cause de l’association “immigration” et “identité nationale”.

Jusqu’à cette date, la politique de l’immigration relevait de plusieurs ministères: Affaires étrangères, Emploi et Affaires sociales et Intérieur.

 

11h15 – Najat Vallaud-Belkacem renonce aux législatives

Le nouvelle ministre Najat Vallaud-Belkacem (PS) annonce sur son site qu’elle renonce à se présenter aux élections législatives à Lyon, pour se consacrer à son portefeuille : droits des femmes et porte-parolat.

“Pour mieux assumer cet engagement sans délai et cette implication sans partage, je fais toute confiance à Anne Brugnera, et à son suppléant, Walter Graci, pour mener, au nom de la majorité présidentielle, la bataille des législatives dans la 4eme circonscription du Rhône”.

Cette proche de Ségolène Royal, qui fut une des quatre porte-parole de François Hollande dans la campagne électorale, avait déjà été candidate en 2007 dans cette circonscription lyonnaise remportée alors avec une large avance – 56,57% – par l’UMP Dominique Perben. Dans cette même circonscription [une partie de Lyon, NDLR], Nicolas Sarkozy a réuni 53,88% des voix le 6 mai.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé la veille que les ministres qui seraient battus aux élections législatives de juin ne pourraient “pas rester au gouvernement”.

 

11h - Pour Moscovici, “la dette publique est un ennemi” pour la France

Le nouveau ministre de l’Economie Pierre Moscovici a affirmé que “la dette publique est un ennemi” pour la France et a souligné que le gouvernement devrait “réduire les déficits”, lors de la passation de pouvoirs avec la ministre du Budget sortante Valérie Pécresse.

“Ce nouveau gouvernement a aussi pour tâche de mettre en oeuvre le changement” voulu par le président François Hollande, a cependant ajouté Pierre Moscovici.

 

10h30 - Fabius dit sa foi en l’Europe, mais veut une “Europe différente”

Le nouveau ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, connu pour s’être opposé au projet de Constitution européenne en 2005, s’est dit “profondément Européen”, mais en faveur d’une “Europe différente”.

“La priorité, c’est à la fois faire avancer les questions les plus urgentes et arriver à démêler la crise européenne”, a-t-il déclaré à la chaîne BFMTV quelques minutes avant de prendre ses fonctions au Quai d’Orsay, en remplacement d’Alain Juppé.

“Je suis profondément Européen mais on a besoin d’une Europe différente, d’une Europe qui soit beaucoup plus tournée vers l’emploi, c’est extrêmement difficile mais avec l’un de mes ministres délégués, Bernard Cazeneuve, nous allons travailler très fortement en ce sens”, a précisé Laurent Fabius, qui comme son prédécesseur est un ancien Premier ministre.

Comme Laurent Fabius, Bernard Cazeneuve, le nouveau ministre chargé des Affaires européennes, avait été un partisan du “non” à la Constitution européenne, texte rejeté par référendum par les Français.

 

10h - Montebourg se veut ministre de “la reconquête” des emplois

Arnaud Montebourg s’est donné pour mission de faire de son ministère du Redressement productif celui de la “reconquête” des emplois industriels, lors de la passation de pouvoirs avec le ministre sortant de l’Economie, des Finances et de l’Industrie François Baroin.

Rappelant que la France avait perdu en dix ans ans “750.000 emplois industriels et 900 usines”, Arnaud Montebourg au cours d’une brève allocution a expliqué que “le ministère du Redressement productif est le ministère de la reconquête, c’est-à-dire de la création de l’emploi et du sauvetage, le plus possible, des emplois qui risquent d’être perdus”.

 

9h30 - Passation de pouvoirs des ministres de l’Education

La passation de pouvoirs au ministère de l’Education entre Luc Chatel et Vincent Peillon a eu lieu à 09H30 au ministère.

La passation s’est déroulée au 110, rue de Grenelle, dans le VIIème arrondissement de Paris.

Agé de 51 ans, Vincent Peillon est professeur de formation, il a enseigné la philosophie de 1984 à 1997.

Partisan d’une “refondation républicaine autour de l’Ecole”, il a coordonné l’équipe jeunesse-éducation-supérieur-recherche du candidat Hollande.

 

9h15 - Moscovici: le traité budgétaire européen “pas ratifié” sans “volet de croissance”

Le nouveau ministre de l’Economie, Pierre Moscovici a réaffirmé que la France ne ratifierait pas le traité européen de discipline budgétaire qu’elle a signé si un volet de croissance n’y était pas adjoint.

“Ce qui a été dit de manière claire, c’est que le traité ne serait pas ratifié en l’état et qu’il faudrait le compléter par un volet de croissance, par une stratégie de croissance”, a déclaré Pierre Moscovici sur BFMTV.

 

8h30 – Peillon annonce le retour à la semaine de 5 jours en primaire dès la rentrée 2013 

Le nouveau ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, a annoncé sur France Inter le retour à la semaine de cinq jours de classe en primaire “pour la rentrée 2013″, ajoutant que “ce n’est pas le plus simple, mais nous le ferons”.

À la question de savoir si la cinquième journée serait le mercredi matin ou le samedi matin, il a laissé l’option ouverte aux collectivités locales. La suppression du samedi matin à la rentrée 2008 avait, de fait, entraîné des semaines resserrées sur quatre jours pour la quasi-totalité des écoles du pays.

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