Category Archives: Economie - Page 2

Panique bancaire : les ventes de coffres-forts augmentent

Le Monde.fr avec AFP | 18.05.2012 à 10h49 • Mis à jour le 18.05.2012 à 11h28

A l'heure où la crise alimente l'inquiétude sur la solidité financière des banques, des particuliers inquiets pour leurs économies se pressent pour acheter des coffres-forts et coffres de sécurité.
A l’heure où la crise alimente l’inquiétude sur la solidité financière des banques, des particuliers inquiets pour leurs économies se pressent pour acheter des coffres-forts et coffres de sécurité. | AFP/STEPHANE DE SAKUTIN

Méfiants sur la solidité des établissements bancaires et paniqués à l’idée de perdre leurs économies, les particuliers se ruent depuis quelques mois sur les coffres-forts et autres coffres de sécurité. “Depuis début septembre 2011 on a constaté une forte demande en coffres-forts. On a enregistré une hausse de plus de 70 % dans nos ventes”, a déclaré à l’AFP Nicolas Risterucci, responsable commercial d’Hexacoffre.com.

Mais hormis les magasins spécialisés, les grandes surfaces attirent elles aussi nombre de clients. “On en vend plus d’une quinzaine par mois rien que dans notre petit magasin de Beaubourg et le triple en région parisienne”, a indiqué de son côté à l’AFP le conseiller de vente chez Leroy Merlin dans le 3e arrondissement de Paris.

DE 40 À 30 000 EUROS

A quarante euros environ le modèle premier prix – contre 250 à 30 000 euros dans les boutiques spécialisées -, beaucoup sont ainsi séduits par le fait de pouvoir garder à l’œil et sous la main leurs économies à petit prix.

Mais ce n’est pas sans risque. En effet, ces boîtes, blindées ou munies d’un simple cadenas, n’offrent pas les mêmes garanties en matière de sécurité en cas de vol, d’effraction ou de dégradation : celles-ci doivent répondre aux normes européennes anti-effraction, faute de quoi les compagnies d’assurances ne remboursent pas le contenu volé en cas d’effraction.

Lire : “Les coffres-forts se vendent comme des petits pains”

Article source: http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/05/18/panique-bancaire-la-grande-ruee-vers-les-coffres-forts_1703494_3234.html#mf_sid=527961812

Le CAC sous 3 000 points, l’euro chute

La Bourse de Paris s'apprêtait à finir la semaine en baisse vendredi, les craintes sur la Grèce et sur une panique bancaire s'amplifiant.
La Bourse de Paris s’apprêtait à finir la semaine en baisse vendredi, les craintes sur la Grèce et sur une panique bancaire s’amplifiant. | AP

Au lendemain d’une séance déjà dans le rouge, la Bourse de Paris s’affichait en baisse vendredi matin, sous 3 000 points, après l’abaissement de la note souveraine grecque par Fitch. En début d’échanges européens, le CAC 40 cédait 1,06 % à 2 979,98 points.

Fitch a en effet abaissé d’un cran la note à long terme de la Grèce, à “CCC”. Cette décision “reflète le risque accru que la Grèce ne soit pas en mesure de maintenir sa participation à l’Union économique et monétaire”, justifie Fitch.

HUMEUR SOMBRE DES INVESTISSEURS

L’humeur des investisseurs restait sombre. Pour preuve, le taux à 10 ans du Bund allemand, valeur refuge par excellence en temps de crise, évoluait désormais sous 1,4 %, pour la première fois depuis la création de la zone euro.

Du côté des valeurs, les bancaires subissaient toujours des tensions fortes. Crédit agricole, tombé la veille à un plus bas historique en clôture, continuait de s’enfoncer (- 1,87 % à 2,94 euros), victime de son exposition à la Grèce à travers sa filiale locale Emporiki. BNP Paribas perdait 2,41 % à 24,86 euros et Société générale, 2,26 % à 15,11 euros.

L’euro reculait sous le seuil de 1,27 dollar, la crainte d’une sortie de la Grèce de la zone euro et le risque d’une contagion aux autres pays périphériques en difficultés comme l’Espagne continuant de peser sur la monnaie unique.

L’euro évolue non loin de son plus bas annuel à 1,2624 touché en janvier. Un passage sous ce seuil ramènerait le devise européenne à son plus depuis août 2010, selon les analystes.

Article source: http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/05/18/le-cac-sous-3-000-points-l-euro-chute_1703519_3234.html#mf_sid=527961814

HP envisage de supprimer plus de 25 000 postes

Le Monde.fr avec Reuters | 18.05.2012 à 08h52 • Mis à jour le 18.05.2012 à 11h28

Le logo de l'entreprise Hewlett-Packard.
Le logo de l’entreprise Hewlett-Packard. | AFP/YVES BOUCAU

Hewlett-Packard envisage de réduire ses effectifs de 8 à 10 %, en supprimant au minimum 25 000 postes. Les suppressions de postes, qui pourraient comprendre des départs à la retraite, sont en cours de discussion mais n’ont pas encore été finalisées, ont déclaré des sources internes à l’entreprise à Reuters. HP, qui emploie plus de 300 000 personnes dans le monde, pourrait annoncer ces réductions d’effectifs dès la semaine prochaine, le 23 mai, lors de la publication de ses résultats trimestriels.

L’ampleur des suppressions n’est pas la même selon les médias. Bloomberg et Reuters avancent le chiffre de 10 000 emplois supprimés, le site All Things Digital parle de 30 000 postes éliminés.

Un porte-parole de HP s’est refusé à tout commentaire. Il a toutefois convenu que de telles mesures seraient compatibles avec de récentes déclarations de Mme Whitman sur de difficiles décisions à attendre. En mars, durant l’assemblée générale des actionnaires, Mme Whitman, qui avait pris ses fonctions six mois plus tôt, avait par exemple souligné que le groupe souffrait de “vraies difficultés financières”, remontant selon elle à la mi-2010. En février, elle avait déjà prévenu qu’“il faut économiser pour pouvoir investir, nous ne pouvons pas maintenir notre structure de coûts actuelle et y ajouter des investissements”.

Les analystes s’attendaient à des suppressions de postes depuis que le groupe a annoncé en mars la fusion de ses divisions PC et imprimantes dans le cadre d’une vaste réorganisation visant à dégager des économies et à relancer sa croissance. L’action HP a terminé jeudi 17 mai au soir en hausse de 0,14 % à 22,06 dollars, dans un marché en baisse.

Article source: http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/05/18/hp-envisage-de-supprimer-plus-de-25-000-postes_1703429_3234.html#mf_sid=527905892

Lettre aux moutons de Panurge

Chers moutons,
Vous spéculiez l’an dernier comme des bêtes et tous ensemble sur une hausse des matières premières, croyant tous ensemble que la crise était derrière nous et la reprise devant.
Depuis l’automne 2011 et surtout depuis le début de cette année, vous vous êtes persuadés que, la Chine ralentissant et l’Europe s’enfonçant dans la crise, la consommation des produits de base allait en pâtir et que vos bas de laine se détricoteraient.
Depuis deux semaines, vous êtes parvenus à faire advenir ce que vous redoutiez, c’est-à-dire une chute accélérée des cours, obligés que vous êtes de vous mettre à l’abri tous ensemble d’une dépréciation de vos actifs. Les économistes parlent d’une prophétie « auto-réalisatrice ». Bravo ! Vos petits programmes informatiques aidant, vous avez gagné.
Puis-je attirer votre attention sur un phénomène, malgré votre propension à fuir bêtement aux premiers grêlons ? Regardez la différence d’évolution entre les matières premières industrielles et les métaux précieux d’une part et les produits agricoles d’autre part. Ceux-là baissent inexorablement, mais ceux-ci font mieux que résister. Parce que faire pousser du blé dont on ne peut se passer coûte moins cher que faire un trou de plusieurs milliards de dollars pour extraire du cuivre qu’on peut très bien recycler. Parce que nos stocks de denrées alimentaires ne sont pas au plus haut et que notre troupeau compte de plus en plus de bouches à nourrir.
Mais j’ai bien tort de vous conseiller de parier sur l’agricole. Avec votre manie de miser tous ensemble sur les mêmes produits, vous risquez de faire exploser les prix du riz ou du maïs et de déclencher des émeutes à Dakar, Mexico ou Djakarta.
Finalement, considérez cette lettre comme nulle et non avenue. Broutez en paix !
Alain Faujas




  • Facebook
  • Twitter
  • Delicious
  • Tumblr


Article source: http://faujas.blog.lemonde.fr/2012/05/17/lettre-aux-moutons-de-panurge/#mf_sid=527610302

Auchan : 1 700 emplois menacés

Le plan de transformation prévu par le groupe Auchan inquiète ses salariés.
Le plan de transformation prévu par le groupe Auchan inquiète ses salariés. | AFP/FRED DUFOUR

Ils ne se laisseront pas faire. Les syndicats d’Auchan se sont opposés au plan de transformation de l’entreprise (PTE), qui vise à supprimer plus de 1 700 emplois, selon eux.

“Auchan a été très fort dans sa communication en disant que l’entreprise ne supprimait pas de postes mais en créait grâce à des ouvertures prochaines de magasins, explique Pascal Saeyvoet, délégué syndical FO, mais nous restons très inquiets pour l’emploi et avons comptabilisé plus de 1 700 postes touchés par le plan.”

Le groupe de distribution avait présenté fin mars un plan qui prévoyait, d’ici 2014, la création de 3 200 postes environ via l’ouverture de 56 magasins, dont 50 Auchan Drive, mais aussi la suppression de 1 600 postes.

LES POSTES LIÉS À LA VENTE EN PREMIÈRE LIGNE

La procédure d’information-consultation du personnel, étape obligatoire, s’est clôturée lors d’un comité central d’entreprise par un avis défavorable des principales organisations syndicales (FO, CGT, CFDT et CFTC). Pour les syndicats, les suppressions toucheront 750 postes liés à la vente, 300 postes administratifs (service du personnel et comptabilité), 200 postes en lien avec les relations clients et 500 postes de services d’appui (standart, SAV, livraisons, logistique, entretien et maintenance informatique).

Dans un communiqué, la CFDT a dénoncé “des méthodes limites manipulatoires avec des annonces fermes de création de postes, notamment sur des ouvertures de sites hypothétiques” et une consultation “menée au pas de charge”.

Auchan, contrôlé par la famille Mulliez, emploie 50 000 personnes en France. Mi-mars, le groupe a annoncé un bénéfice net 2011 en hausse de 14,9 % à 810 millions d’euros.

LES DOSSIERS DU GOUVERNEMENT

A peine formé, le nouveau gouvernement est donc confronté à de nombreux dossiers. Même si, dans le cas d’Auchan, il ne s’agit pas d’un plan social, des suppressions d’emplois vont avoir lieu en France dans de nombreuses entreprises, qui avaient attendu la fin de l’élection présidentielle pour agir.

Une note a ainsi été remise par un collectif d’acteurs sociaux et industriels à l’équipe de transition de M. Hollande, le 6 mai dernier. On y trouve une quinzaine d’entreprises dont Areva, Air France, SNCM, Goodyear, Carrefour, Presstalis… “L’idée était de donner une idée assez précise de ce qui attend le gouvernement”, a expliqué au Monde Patrick Levy-Waitz, qui a participé à la rédaction ce document. Dans son édition du 9 mai, Libération évoquait également Danone et Groupama.

Article source: http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/05/17/auchan-1-700-emplois-menaces_1703038_3234.html#mf_sid=527577903