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Tunisie. Après les universitaires et les journalistes, les salafistes menacent les libraires !

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La peur du fanatisme religieux s’installe à la place de la peur de Ben Ali en Tunisie. Si la « marche des libertés » a rassemblé des milliers de manifestants le 28 janvier, les salafistes, pas vraiment désavoués par le gouvernement islamiste Ennahda, maintiennent la pression dans le pays.


(Moyan Brenn - Flickr - cc)

Je me souviens que l’un de mes grands bonheurs, trois ou quatre jours après la révolution tunisienne du 14 janvier 2011, fut de voir apparaître les livres interdits sous la dictature dans la devanture des librairies, avenue Habib Bourguiba. Mais pourquoi faut-il que les révolutions avalent leurs enfants et se transforment, selon la dure logique historique, en instrument d’oppression de ces libertés qui les avaient fait déferler ? Voici que les salafistes menacent aujourd’hui les libraires. Voici qu’une peur en remplace une autre. Lotfi Ben Hafi, le directeur de la belle librairie «  Les mille feuilles », à la Marsa, en fait ces jours-ci la dure expérience. Chacun, ici et ailleurs, connaît cet endroit charmant, où le livre libre est roi, où les pensées les plus diverses ont toutes droit de rayon, où la beauté, la raison, la philosophie, la poésie, autant que l’économie, la religion, la politique, l’Orient et l’Occident se côtoient sans s’affronter.

Non, j’ai parlé trop vite, toute au souvenir de ma visite aux « Mille feuilles », voici un mois, dans l’atmosphère de discrétion souriante qui caractérise la douceur de ce refuge. Car l’affrontement est là, aujourd’hui, et le refuge est précaire. Le lundi 23 janvier, dans le soir tombant, un inconnu qui se disait envoyé par des salafistes du Kram, une banlieue proche, est entré pour demander le retrait immédiat de la vitrine d’un livre de peintures orientalistes intitulé Femmes aux bains, orné en couverture d’une reproduction d’un tableau de femmes nues. L’homme, prof de maths au chômage, affirmait que les salafistes causeraient des problèmes à la librairie si ce livre n’était pas retiré immédiatement. Le 25 janvier, un autre inconnu se présente et réitère les mêmes menaces, mais de la part, cette fois, des salafistes de la Marsa. Entre temps, le livre a été acheté par une habituée de la librairie et la solidarité s’organise timidement. L’affaire de la librairie menacée est à la fois une goutte d’eau dans la mer des convulsions qui agitent le pays et un nouveau symbole de la loi de la peur que veulent faire régner les salafistes.

Citons ceux qui y résistent et ont été molestés ces derniers mois : l’équipe de la faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba, dont on a déjà évoqué ici l’héroïsme face aux commandos salafistes qui ont tenté d’imposer, avec leur sit-in, le port du niqab à l’université. Le doyen Habib Kazdaghli, avec tout son conseil solidaire, a tenu bon face aux agressions. Habib Mellakh, universitaire du département de français et syndicaliste, a été sauvagement frappé en décembre dernier et hospitalisé. C’est à lui qu’on doit l’envoi d’une chronique quotidienne des atteintes aux libertés à la Manouba comme de la lutte exemplaire des enseignants, femmes et hommes, qui y résistent. Tant et si bien que les sit-in des obscurantistes violents ont été levés à plusieurs reprises alors qu’ils s’efforçaient d’empêcher la tenue des examens. Néanmoins, ces victoires sont précaires. Car le gouvernement d’Ennahda répugne à s’attaquer de front aux salafistes.

Seulement, trop c’est trop. Le 25 janvier, l’historien et écrivain Hamadi Redissi, et le journaliste Zyed Krichen ont été tabassés par un autre commando salafiste alors qu’ils se rendaient au procès de Nessma TV et de son directeur Nabil Karoui, accusé d’avoir offensé l’Islam en diffusant en octobre 2011, quelques temps avant les élections, le fameux film d’animation de Marjane Satrapi, Persepolis, en dialecte tunisien. La vidéo de l’agression a fait le tour du web et suscité heureusement de nombreuses réactions de solidarité. Au même moment,  les déclarations effrayantes d’un député d’Ennahda, Sadok Chourou, rendaient l’ambiance encore plus explosive. Le député du parti au pouvoir recommandait « la crucifixion pour ceux qui font la guerre contre Allah et sèment le désordre sur la terre » en évoquant le sort qui devrait être réservé aux grévistes dans tout le pays !

La marche des libertés, organisée le 28 janvier à Tunis, a concrétisé la résistance de cette Tunisie confrontée à la déferlante obscurantiste. Tous les acteurs de la  lutte menée au quotidien dans des conditions harassantes s’y sont retrouvés. Evoquant sa chère faculté des lettres, Habib Mellakh témoigne : « le combat mené par la Manouba est devenu celui d’une société qui est venue à bout du totalitarisme et n’acceptera pas qu’il revienne… » Tous les dirigeants du bloc de l’opposition laïque se sont retrouvés à la manif qui a regroupé entre 8000 et 10 000 personnes. C’était donc une démonstration importante (et pas la peine de grossir la photo comme en a pris la responsabilité un photographe irresponsable à la Une du quotidien Le Maghreb, jetant ainsi le discrédit sur les participants !).

Face à cette levée de pacifiques boucliers, le gouvernement Ennahda temporise. Il arrête un des agresseurs de Hamadi Redissi et Zyed Krichen. Il confirme que les universités doivent pouvoir assurer les cours dans des conditions normales. Mais Samir Dilou, ministre de la Justice et des droits de l’homme estime, à propos des déclarations hallucinantes et hallucinées de Sadok Chourou sur la nécessité des châtiments corporels que « chaque député d’Ennahda est libre de dire ce qu’il pense à titre personnel…le parti est neutre…».

Qu’en termes galants cette position de non-intervention est dite !

A la librairie Mille feuilles, Lotfi el Hafi a reçu pourtant hier la visite de deux représentants du ministère de l’Intérieur. Le libraire a en effet porté plainte. Ceci le rassure un peu. Mais pas tout à fait. Des amis lui ont apporté « deux bâtons pour se défendre ».

A Tunis, un an après la révolution de toutes les espérances, alors que le chômage flambe, que les agences de tourisme ferment leurs portes et en appellent à des mesures d’urgence, l’ambiance est lourde, oppressante, pour les femmes et les hommes libres. Pour les livres libres.

Tunisie. Egypte. Israël. Iran. Irak. Syrie… Quelques vœux aux femmes du soleil pour 2012

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Les Orientales pourront-elles triompher des ténèbres cette année ? Nous le leur souhaitons à toutes.

Il existe dans la cosmogonie iranienne pré-islamique une divinité féminine restée populaire encore aujourd’hui : on l’appelle la Dame du Soleil. Elle s’est manifestée à moi il y a quelques années, quand je pouvais encore avoir un visa pour l’Iran, sous la forme d’une merveilleuse tapisserie au musée des tapis de Téhéran, dans le parc Laleh, le parc aux tulipes. «  C’est la dame du Soleil » m’a dit le gardien avant d’aller se rasseoir dans un coin, courbé sur son pan de nuit personnelle. Les cheveux de cette antique star sont faits de rayons, son visage est absolument rond et ses sourcils très noirs se rejoignent en une seule ligne parfaite  comme le veut l’impératif perse de la beauté. Sa lumineuse bienveillance n’est pas étonnante dans un Orient qui a adoré tant de  figures féminines, de l’Ishtar babylonienne à cette  Khorshid Khanoom, la Dame du Soleil en persan, sans oublier les fameuses divinités Al Lat, Al Uzza et Manat, vénérées par la foule aux grands pélerinages de la Mecque pré-islamique. Les dieux étaient femmes, aux temps orientaux anciens. La Grèce, en dressant des statues à Astarté,  puis Rome à Artémis, n’a fait que suivre le sillage des fascinations antérieures pour les puissances fertiles.

Malgré la distance, je salue toujours cette Khorshid Khanoom chaque matin en prenant mon café grâce à la délicatesse d’un exilé d’Ispahan qui m’a récemment fait don d’une de ces minuscules mosaïques populaires à son effigie que l’on accroche dans la cuisine. Et c’est en son nom que je voudrais adresser mes vœux 2012 à toutes les femmes  solaires qui vivent sous des cieux orientaux dont de sombres maitres voudraient les chasser.

Je commence  par souhaiter la lumière en 2012 à ma chère jeune amie Nadere, étudiante à Téhéran, qui poursuit vaillamment sa route en rêvant aux poèmes de Hafiz et en regardant à droite, à gauche, autour d’elle, pour vérifier si aucun pasdaran ne va venir l’insulter ou l’arrêter parce qu’une de ses  belles boucles ébène s’échappe de son foulard vert. En mars 2012, il y aura des élections législatives dans ton pays, Nadere. Je souhaite qu’on ne vole pas à nouveau ton vote comme en juin 2009 à la présidentielle. Je sais, c’est un vœu naïf. Mais tous les vœux ne le sont-ils pas ?

Et puisque nous en sommes au triste chapitre des insultes, je souhaite également la lumière à  Naama Mergolis, 8 ans, écolière israélienne de Bet Shemesh, prise à partie par des ultra-orthodoxes qui ne la trouvaient pas assez « vêtue » malgré ses vêtements. Tiens, Bet Shemesh, en hébreu, signifie la Maison du Soleil… Quelle coïncidence, ces pays qui, par la voix de leurs chefs, se haïssent, et résident pourtant dans des vallées tournées vers le  même astre ! Naama Mergolis, terrifiée, est rentrée chez elle en courant mais de grandes manifestations ont éclaté entre ceux qui dénonçaient la folie anti-féminine des ultra-orthodoxes et les fous frustrés qui se prétendent guidés par Dieu. Ces délirants réclament des passages séparés pour hommes et pour femmes et ils ont déjà gain de cause sur de nombreuses lignes de bus. Je salue au passage ma chère  Naomi Ragen, écrivain, (lire «  Sotah » et « fille de Jephté ». Editions Yodéa) qui vit à Jérusalem et dénonce cette infamie depuis dix ans. Bonne année de justice et de combats, Naomi !

La petite Naama est devenue un symbole en Israël : celui de la dignité des dames, petites ou grandes, foulée par les vilains pieds des ultras. Shimon Peres, le président, et Benyamin Netanyahu, le premier ministre, affolé de voir se lever une de ces guerres internes qui déchiraient l’Israël antique avant sa chute, ont pris fait et cause pour les femmes. J’ajoute que je souhaiterais aussi un peu de lumière pour les Palestiniennes qui trébuchent entre les tourniquets des check-points. Je pense aussi aux jeunes blogueuses de Gaza  qui en ont assez de vivre sous un soleil noir.

Je souhaite ensuite pour 2012 un soleil révolutionnaire qui ne soit pas détourné de sa trajectoire à Noura ( dont le prénom est également dérivé du nom de la lumière), vaillante camarade tunisienne qui s’est battue sur les places de sa capitale pour que tombe le tyranneau dont on fêtera la chute le 14 janvier. A elle et à toutes celles qui lui ressemblent, que leurs droits soient préservés, que les étranges nouvelles figures ministérielles ne viennent pas kidnapper leur espérance : ce ministre des affaires religieuses par exemple, Noureddine Khadmi, qui avait appelé les Tunisiens, avant les élections du 23 octobre dernier, à manifester leur fureur contre Nessma TV, accusée de blasphème pour avoir osé diffuser « Persépolis », le film d’animation de l’iranienne Marjane Satrapi. Décidément tout se rejoint sur ces terres, comme la ligne des sourcils de la sereine Dame du Soleil…

Tous mes vœux à Monique l’Egyptienne copte, à Radia la musulmane, dévorées d’inquiétude par la victoire des islamistes et des salafistes, bons apôtres animés de la même défiance vis à vis de la présence féminine , à des degrés dont de pseudo-experts nous vantent la différence. Ce dont aucune fille d’Eve, sur place, n’est dupe. Je souhaite donc que le soleil, le vrai, revienne sur la place Tahrir où la police militaire a déshabillé et frappé une manifestante, comme sur Alexandrie où le visage des femmes sur les affiches électorales salafistes a été remplacé par la photo de leur maitre et mari. Je souhaite que les nouveaux maitres de l’Egypte, en armes ou en barbe,  se souviennent de Néfertiti.

Bien sûr, j’ai oublié tant d’autres éblouissants rayons : jeunes Kurdes et Arméniennes de Turquie, lasses de voir le nouveau sultan Erdogan jouer la carte de l’ultra-nationalisme pour accentuer l’emprise des médias achetés par ses proches sur l’opinion publiques. J’ai oublié les mères, filles, sœurs des journalistes incarcérés sous une fausse accusation de complot alors qu’ils avaient seulement fait leur métier. Je souhaite à Reyhan Yurdakul, l’énergique fille de Dogan Yurdakul, 65 ans, ex-coordinateur du site d’information Oda TV, toujours embastillé dans la prison turque de Silivri, de voir son père libéré en 2012. Je souhaite à cet intellectuel  toute l’énergie nécessaire pour continuer à écrire son dictionnaire et ses romans du fond de la cellule qu’il partage avec Nedim Sener et Soner Yalcin, autres victimes du si « démocrate » premier ministre Recep Tayyep  Erdogan.

Enfin, que puis-je souhaiter de lumière aux femmes syriennes de Homs et de Hama, sinon celle de la vie que leur ôte le sinistre Bachar Al Assad, un homme qui se refuse à comprendre que les statues peuvent tomber ?

Et, à la fin des fins, je voudrais revenir aux débuts du soleil,  me retrouver au pied des ziggourat, ces tours mésopotamiennes écroulées, avec Hiba, de Bagdad, et Iptissam, de Bassora. La première est une très jeune fille, la seconde une mère de quatre enfants. Aucune des deux ne voit jamais beaucoup de jour. Que ce soient les rives du Tigre ou la corniche du Chatt al Arab, la lueur a déserté depuis si longtemps l’Irak, cette terre des origines. Les femmes, dans ce désastre que commença à creuser Saddam, puis qu’aggravèrent les GI, y sont des ombres pleurant des ombres. Alors que les derniers soldats américains ont quitté ce sol où ils n’ont laissé que des cendres, les bombes continuent à exploser, l’immense cimetière de Nadjaf à reculer sans cesse ses limites, les chrétiens à trembler de terreur, en attente de leur mort ou de leur exil. Les Irakiennes des villages du sud habitent elles aussi, mes murs, sur de fragiles et douloureuses aquarelles.

Alors, du fond de mon cœur inquiet mais qui déteste la fatalité, je vous souhaite à toutes, Dames du soleil oriental, une année 2012 qui fera reculer votre nuit.

 

Scandale: Les patrons français se sont offerts 34% d’augmentation en 2010

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Alors que le sentiment de se serrer la ceinture se répand, les patrons du CAC40 eux se portent bien, merci. Leur rémunération aurait augmenté de 34% en 2010, d’après le cabinet Proxinvest. Et ce, en toute opacité.


Montant moyen de la rémunération des quarante dirigeants du CAC : 4,11 millions d’euros en 2010. Certes, le chiffre est en deça des 5 millions touchés jusqu’en 2006. Mais, selon le cabinet Proxinvest qui fait les comptes chaque année, les sacrifices consentis en 2007, 2008 et 2009, au coeur de la crise financière, n’ont pas fait long feu. Son dernier rapport, portant sur les revenus de 2010, conclut à une augmentation de leur rémunération totale de 34%. 

Et les patrons du CAC 40 ne sont pas les seuls à gonfler leur dividendes. Les présidents exécutifs des 80 sociétés suivantes, celles de l’indice du SBF 120 (qui englobe le CAC 40), ont vu, selon Proxinvest encore, leur rémunération augmenter elle de 31%.

Manque de transparence dans la rémunération des grands patrons

Le cabinet Proxinvest dresse ainsi la liste des onze dirigeants français dont les émoluments ont dépassé en 2010 le plafond de 240 SMIC annuels. De Jean-Paul Agon en tête, PDG de l’Oréal avec ses 10,7 millions d’euros déclarés, à Lars Olofsson, le patron de Carrefour, en queue de peloton, avec ses 4,8 millions annuels. Et encore, précise Proxinvest, ces montants sont “sous-évalués“, puisqu’ils ne tiennent pas compte du complément de retraite sur-complémentaire que ces dirigeants omettent en général de mentionner quand il s’agit de faire le compte de leurs avantages acquis.  

Pour autant, les dirigeants français ne sont pas les plus vernis en Europe. Leurs homologues britanniques, italiens, espagnols, suisses ou allemands touchent encore davantage. Mais les Français se posent là, en terme d’opacité. Entre rémunération fixe (qui n’a de fixe que le nom), variable, actionnariale, jetons de présence ou bonus exceptionnels, impossible d’y voir clair, malgré la charte éthique élaborée par le Medef. D’ailleurs, les actionnaires n’ont pas voix au chapitre. Tous juste sont-ils consultés en France sur les indemnités de départ ou les régimes de retraite… “Un retard à combler“, note Proxinvest qui rappelle que ce vote préalable des actionnaires sur la rémunération des patrons, surnommé “say on pay”, se pratique déjà au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Belgique Allemagne ou aux Etats-Unis.

Source: France-Info

Le physicien Gerald E.Marsh évoque en 2008 : Le vrai danger n’est pas le réchauffement climatique, mais la venue d’une période glaciaire en 2012

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L’article remonte à 2008, mais il vaut son pesant d’or, le physicien Gerald E.Marsh évoque la venue d’une période glaciaire qui devra commencer en 2012. Au moment où l’Europe gèle, surtout dans l’est, un petit rappel des dires de ce physicien est intéressant.

PAR GERALD E. MARSH – CHICAGO – contrairement à l’idée populaire actuelle, le vrai danger pour l’humanité n’est pas le réchauffement global, mais plus probablement la venue d’une nouvelle période glaciaire.

Ce que nous vivons actuellement est connu en tant qu’époque interglaciaire, une période relativement brève entre de longues périodes glaciaires. Malheureusement nous, la plupart des périodes interglaciaires durent seulement 10 milliers d’années, et combien de temps s’est écoulé depuis la dernière période glaciaire ?

Combien de temps avons-nous avant que la glace commence à reprendre sa place sur la surface terrestre ? Moins de cent ans ou plusieurs centaines d’années ? Nous ne le savons pas.

Même si toute l’augmentation de la température au cours du siècle dernier est attribuable aux activités humaines, l’élévation a été peu importante et relativement modeste 0.6° C – une augmentation tout à fait en conformité avec des variations normales depuis des millénaires.

Tandis qu’un réchauffement durable de la même taille au cours du siècle à venir apporterait à l’humanité quelques modifications, nous sommes assurés de pouvoir nous adapter.

Connaître une nouvelle période glaciaire, cependant, serait catastrophique pour la suite de la civilisation moderne.

On a regardé seulement des cartes montrant l’ampleur des grandes carottes de glace pendant la dernière période glaciaire pour comprendre ce que signifierait un retour en période glaciaire. Beaucoup de l’ensemble de l’Europe et de l’Amérique du Nord ont été recouvertes par une glace épaisse, de milliers de mètres dans bien des régions et le monde dans son ensemble était beaucoup plus froid.

Le dernier « petit » âge glaciaire a commencé dès le XIVème siècle où la mer baltique gelait même hors saison, des orages, et une élévation au niveau de la Mer Caspienne. Cela a été suivi de l’extinction des morses au Groenland et de la perte de culture en Islande. Des moissons même ont été sévèrement réduites en Scandinavie. Et c’était une seule annonce des misères à venir.

Au milieu du XVIIème siècle, les glaciers dans les Alpes suisses ont avancé, éliminant des fermes et des villages entiers. En Angleterre, le fleuve la Tamise était congelée pendant l’hiver, et en 1780, le port de New York a gelé. Si cela avait continué ainsi, histoire aurait été très différente. Heureusement, la diminution de l’activité solaire qui a causé le petit age glaciaire a fini et le résultat a apporté le printemps à la civilisation moderne.

Il y avait très peu de périodes glaciaires jusqu’il y a à environ 2.75 millions d’années quand le climat de la Terre a écrit une période peu commune d’instabilité. Ça a Commencé des cycles il y a environ 1 million d’années, des périodes glaciaires durant environ 100.000 ans, séparés par les périodes interglaciaires relativement courtes, comme celui que nous vivons actuellement qui est devenu la règle. Avant le début des périodes glaciaires, et pour la majeure partie de l’histoire de la Terre, c’était le réchauffement comme aujourd’hui.

En effet, le Soleil était devenu plus lumineux de toute l’histoire entière de la Terre et la flore et la faune sur la Terre se sont épanouies. Les deux ont eu l’effet de laisser tomber des concentrations en anhydride carbonique dans l’atmosphère au niveau le plus bas dans la longue histoire de la Terre.

Il y a cinq cents millions d’années, les concentrations en anhydride carbonique étaient plus de 13 fois supérieures à aujourd’hui ; et il y a environ 20 millions d’années, les niveaux d’anhydride carbonique sont tombés un peu à moins de deux fois ce qu’elles sont aujourd’hui.

Il est possible que les concentrations modérément accrues en anhydride carbonique puissent prolonger la période interglaciaire actuelle. Mais nous n’avons pas encore atteint le niveau exigé, ni nous ne connaissons le niveau optimum à atteindre.

Ainsi, plutôt que l’appel pour des limites arbitraires sur des émissions d’anhydride carbonique, peut-être que la meilleure chose à faire pour l’IPCC (GIEC) de l’ONU sur le changement climatique et la communauté en climatologie en général est de consacrer leurs efforts pour déterminer la gamme optimale de l’anhydride carbonique requise pour prolonger la période interglaciaire actuelle indéfiniment.

La NASA a prévu que le cycle solaire faisant une pointe en 2022 pourrait être un des plus faibles depuis plusieurs siècles et devrait causer un refroidissement très significatif du climat sur Terre. Est-ce que cela sera le déclenchement d’une nouvelle période glaciaire ?

Nous devons soigneusement considérer cette possibilité avant que nous éliminions notre prospérité actuelle en dépensant des trillions de dollars pour combattre une menace perçue du réchauffement global qui peut bien s’avérer être seulement une étincelle.

GERALD E. MARSH est un physicien retraité du laboratoire national d’Argonne et un ancien conseiller au Département de la Défense sur la technologie nucléaire stratégique et à la politique à Reagan, à Bush, et au gouvernement de Clinton.

source : winningreen.com/

Simulation sur M6 : 2012, la fin de l’euro…et le retour de l’inflation

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Dans l’émission “Capital”, dimanche soir, un docu fiction sur le retour au franc, sur la base d’une parité 1 franc = 1 euro… mais aussi 1 dollar. Analyse des impacts économiques et très inflationnistes d’une mesure commentée par Marine Le Pen, la seule à proposer la sortie de l’euro dans son programme.

La crise grecque va faire son retour sur le devant de la scène européenne cette semaine, les marchés hésitant entre l’espoir d’un accord avec les créanciers privés et la crainte d’un nouvel échec des négociations avec la troika FMI-BCE-Commission sur les mesures drastiques réclamées à Athènes (baisse du salaire minimum, nouveau plan d’austérité…). Avec à la clef la perspective d’un défaut de la Grèce avant fin mars, qui risquerait de déclencher une nouvelle contagion de la crise des dettes souveraines à l’Italie, l’Espagne et au Portugal.

Et si cette fois cela tournait mal ? Et si cette fois, cela conduisait à la fin de l’euro… et au retour aux monnaies nationales ? C’est ce scénario improbable mais possible que l’émission “Capital” de M6 a testé hier, avec en invitée vedette Marine Le Pen, la seule à proposer le retour au franc dans son programme présidentiel. La fiction, rendue crédible par la présentation d’un faux journal télévisé sur “le premier jour du retour au franc” a proposé aux téléspectateurs de se placer dans l’hypothèse où cette fin de l’euro aurait été décidée au cours d’un sommet européen de crise, la veille de l’émission de ce dimanche. Ironie de l’histoire, à la même heure, TF1 diffusait un pâle remake de “la guerre des monde”, un film inspiré par le roman de HG Wells et qui, lu à la radio par Orson Wells en 1938, avait provoqué une véritable panique aux Etats-Unis. De là à penser que des téléspectateurs assoupis aient cru à la fiction de M6 et se ruent ce matin dans leur banque….

Selon le docu-fiction de M6, donc l’affaire commence mal en ce premier jour du retour au franc. Discours emprunt de gravité de Nicolas Sarkozy, pour qui “rien ne sera plus comme avant…”. Réunion de crise à l’Elysée et à Bercy, réquisition de la Banque de France, qui perdrait de facto son indépendance, garantie par le Traité de Maastricht devenu obsolète, contrôle des changes aux frontières avec interdiction de sortir du territoire avec plus de 400 euros… Le documentaire très bien réalisé avait des accents très réalistes. Interviews d’automobilistes tentant de rejoindre en panique la Suisse ou le Luxembourg pour changer des euros, mais aussi de commerçants ou de patrons de bistrots en train de réécrire leurs cartes en francs.

Car pour faire simple, le gouvernement a repris l’idée, qui figure dans le programme du FN, d’une parité 1 franc = 1 euro. Simple et facile à mettre en oeuvre, ce choix permet aux autorités de se donner six mois pour organiser le retour à la monnaie nationale, imprimer des billets de banque. Que ceux qui ont gardé leurs anciens francs ne se réjouissent pas trop vite… Ce sont de nouveaux francs qui seront mis en circulation, à l’effigie de Jean Moulin (50 francs), Henri Matisse (100 francs) ou Jules Vernes (500 francs). L’avantage, c’est que pendant cette période de cohabitation euro/franc, les échanges monétaires ne changent, en apparence, pas.

Pourtant, en réalité, tout change, et ce dés le premier jour… Dans la perspective d’une dévaluation du franc face au dollar, M6 examine les conséquences inflationnistes de la fin de l’euro, qui se révèle vite être une catastrophe économique. D’une parité 1 euro pour 1,30 dollar, on passerait à 1 franc pour 1 dollar, soit une perte de valeur de 30%. Tous les prix à l’importation flambent évidemment, à commencer par les prix de l’énergie. Par anticipation, des stations service commencent à afficher le super sans plomb 98 à presque 2 euros (ou deux francs !) provoquant la colère des automobilistes. L’impact négatif sur le pouvoir d’achat est immédiat. Alors que des manifestations de joie se déroulent à Athènes et à Rome où l’on brûle le drapeau européen, Marc Fiorentino évoque le spectre de la crise de 1929. C’est que le réveil risque d’être rude. Jean-Marc Daniel, économiste à l’Institut de l’entreprise, et Elie Cohen, du CNRS (et membre de l’équipe d’économistes de François Hollande) préviennent : attention au retour de l’inflation. Les exportateurs sont contents, certes : un fabriquant de chaussures se réjouit de pouvoir vendre aux Etats-Unis pour 110 dollars ce qu’il proposait à 130 dollars. Mais de nombreuses industries subissent de plein fouet la hausse des prix à l’importation (énergie et matières premières). Incapables de s’adapter, les usines ferment et rapidement, 1 million d’emplois sont menacés.

La crise atteint aussi le financement de l’Etat, donc le versement des salaires des fonctionnaires. Quel que soit le cas de figure, la fin de l’euro pénalise les investisseurs étrangers, qui détiennent 1.000 milliards d’euros de dette française. Soit ils sont remboursés en monnaie de singe, avec un franc brutalement dévalué, si l’on applique un droit des contrats national ; soit la France rembourse en euros, mais voit la valeur de sa dette augmenter du jour au lendemain de 30%. Conséquence, un plan de rigueur sans précédent et des hausses d’impôts massives à côté desquels les deux plans Sarkozy-Fillon de l’automne semblent de la gnognotte…

Inutile de dire que cette présentation a fortement déplu à Marine Le Pen qui s’est efforcée de convaincre que ce retour au franc ne serait pas la catastrophe que l’on dit… Mais pour faire la pédagogie de la crise actuelle et des enjeux de la campagne présidentielle, on peut dire que M6 a plutôt bien réussi son coup…