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Renouveau de la Tapisserie d’Aubusson

Une destination touristique. Un hébergement au Gîte du Tranloup: www.gitetranloupcreuse.fr

Le mythe Aubusson revu et corrigé

(le Figaro du 27 Avril 2012)

Claire Bommelaer

L’ancienne manufacture royale crée une Cité internationale de l’art tissé, revisite son musée et lance des concours de création contemporaine.

 

Au XVIIe siècle, lestapisseries d’Aubusson ornaient les châteaux et brodaient des épopées. Mais les seigneurs sont loin, et les acheteurs de grandes tapisseries décoratives pour salon se font désormais rares. Luttant contre le cours des choses, la ville d’Aubusson, où furent créées des pièces mythiques, continue pourtant de miser sur cet art, récemment classé au patrimoine de l’humanité par l’Unesco.

Grâce à l’État, à l’Europe et aux collectivités territoriales, une Cité internationale de la tapisserie et de l’art tissé va y voir le jour en 2015, avec une école, un atelier de restauration des Gobelins, une résidence d’artistes et un musée rénové. Dédié à Jean Lurçat, artiste à qui on doit notamment la tapisserie Le Chant du monde (un immense ensemble de dix panneaux achevé dans les années 1960), l’actuel musée a trente ans. Cela se voit dans sa conception même. Les tentures, qui racontent la mythologie grecque ou le récit chevaleresque de Renaud et Armide, succèdent à des fauteuils un peu tristes que l’on devine précieux. «Nous avons 350 œuvres. Il faut renouveler leur accrochage, aller au-delà d’une galerie de tableaux, et montrer que la tapisserie est un art vivant», concède Bruno Ythier, le conservateur. Le nouveau projet prévoit le triplement des surfaces d’exposition, ainsi que l’ouverture partielle des réserves au public.

Tandis que la manufacture des Gobelins produit et restaure les tapis et ­tapisseries du Mobilier national, Aubusson travaille depuis trois cent cinquante ans pour des clients prestigieux. La liste de ces derniers est longue: l’Opéra de Francfort, le palais des congrès de Liège, le Knesset à Jérusalem, le Kremlin, de nombreux musées dont le MoMa de New York, mais aussi des sièges sociaux d’entreprises. L’agence centrale du Crédit Lyonnais à Paris a, par exemple, accroché un paysage moderne et saturé de couleurs de Daniel Riberzani dans la cage d’es­calier. Et une tapisserie d’Aubusson dort même au fond de l’océan, flottant dans les décombres du Titanic.

Picasso, Le Corbusier, Léger…

Pour survivre, l’ancienne manufacture royale ne doit pas cesser de proposer et de créer. Il lui faut gagner des parts de marché, susciter des commandes publiques, répondre aussi aux souhaits de riches Américains friands de copies d’anciens. Un programme de recherche sur le retissage de grandes tentures du XVIIe siècle va d’ailleurs être lancé à cet effet.

«Des grands artistes, comme Picasso, Le Corbusier, Léger, Kandinsky ou les Delaunay ont dessiné des œuvres qui ont été tissées ici, explique Emmanuel Gérard, directeur de la Cité, mais le mouvement s’est essoufflé au fil du temps, et nous allons le relancer.» Depuis 2010, deux appels à projet pour des tapisseries contemporaines ont été lancés auprès de plasticiens, designers, architectes et décorateurs. On doit aux six premiers lauréats une tentative de renouveau.

Peau de Licorne, de Nicolas Buffe, jeune artiste qui avait été chargé des décors et des costumes pour l’opéra de Haydn Orlando (donné au Théâtre du Châtelet en mars 2012), s’inspire du cartoon et des mangas japonais.

Dix-huit mois sont nécessaires pour passer du dessin à une œuvre en laine, à raison d’un mois de travail par mètre carré tissé. Une poignée de lissiers, dont certains sont des descendants d’anciennes familles d’Aubusson, est capable de transformer l’essai. Travaillant à l’envers, en suivant un modèle placé sous la chaîne du métier, le lissier n’est pas qu’un simple exécutant. «Le but n’est pas de reproduire une photo, mais de faire vivre ce qui sera une pièce unique», raconte Patrick Guillot, qui a passé près de neuf mois penché sur son métier pour une création baroque de la plasticienne Françoise Quardon. L’objet fini, 10 m2, fruit d’une commande passée par l’État, sera à terme accroché dans un des salons de la préfecture de Guéret, dans la Creuse.

Exposition: «Aubusson et Beauvais  à l’Exposition internationale  des arts décoratifs, Paris 1925»,  à la Cité internationale de la tapisserie  et de l’art tissé, à Aubusson.  De juin à décembre 2012.

 

Près d’Aubusson une Mini Croisette autour de Claude Miller

Charlotte Gainsbourg sera auprès de Claude Miller

Autour d’Aubusson (Creuse) : une mini Croisette

Du 27 avril au 2 juin 2012, un mini festival de cinéma  des champs a lieu en Creuse, pas loin d’Aubusson ou Guéret. En effet, depuis longtemps de nombreux artistes viennent y résider ou se reposer. Aujourd’hui c’est le metteur en scène Claude Miller qui réunit autour de lui créateurs et acteurs. Ils ont crée des ateliers de scénarios de cinéma dans leur hameau près de Felletin et à 10 kilomètres d’Aubusson.

Il y aura ainsi 11 projections de films avec la présence de Gilles Lellouche, Luc Beraud, Jean-Paul Rappeneau. Vincent Lindon sera à Guéret le 11 Mai à Vallière le 13 Mai. Fabrice Lucchini à Felletin le 12 Mai, Charlotte Gainsbourg et Berdadette Lafont à Sainte-Feyre le 2 Juin.

C’est déjà l’efferverscence pour retenir des chambres dans les hôtels d’Aubusson et des touristes passionnés de cinéma et de ballades rustiques, de tapisserie… vont pouvoir retenir leur séjour pour profiter de la région et de la rencontre avec des artistes généreux.

Ainsi le gite du Tranloup, près de Blessac et Aubusson sera placé de façon stratégique pour faire goûter à ces festivités.

350 hectares de forêt préservée, des dizaines de kilomètres de sentiers près d’Aubusson

Fléchage des chemins de randonnée du Vallon du Tranloup


Cet espace natuel est disponible à partir même du gîte rural du Tranloup (www.gitetranloupcreuse.fr) sans dépenser un cm3 de combustible. C’est la force de vos jambes qui peut vous entraîner sur plusieurs voies.

La randonnée de base est celle dite du Vallon du Tranloup qui conduit au total sur plus de 10 kilomètres vers le village de Blessac, le vallon du Tranloup, le dolmen de la cabane aux fées, un pont médiéval sur le torrent, bref un premier circuit pour mieux appréhender les 350 ha de forêt environnante.

Mais bien d’autres chemins que ce soit à pied, en VTT ou en moto peuvent conduire plus à l’écart vers des sites plus difficiles comme les points culminants, les ravins, les zones où la flore est préservée (“Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique , Faunistique et Floristique“) avec des espèces classées comme rares : Aspérule odorante (Galium odoratum),Gymnocarpium dryoptère (Gymnocarpium dryopteris), Isopyre faux-pigamon (Isopyrum thalictroides), Lys martagon (Lilium martagon), Parisette à quatre feuilles (Paris quadrifolia), Scille Lis-jacinthe (Scilla lilio-hyacinthus).

Autrfois une micro centrale hydro électrique se construisit vers le moulin de la Roche Mouron (ou de Charcouty, nom d’un ancien propriétaire. C’est dans ces endroits reculés que se réfugièrent certains maquisards pendant la dernière guerre.

Le promeneur de Juin/ Juillet et d’automne peut envisager la découverte des champignons, cèpes, girolles, pieds de mouton, trompettes des morts, pieds bleus ou d’autres variétés moins connues.

Au total donc peu de gîtes, tel que le gîte du Tranloup

Cèpe de la forêt du Tranloup près d'AubussonChemins de randonnée du Vallon du Tranloup

peuvent offrir de telles vacances à portée de main, pour des touristes adeptes de la découverte personnelle, d’air pur et de randonnées sauvages. N’est ce pas une réelle richesse d’aujourd’hui ?

 

Gestion du patrimoine immatériel (28 et 29 Juin 2012) à Aubusson (Creuse) inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

A cette l’occasion du colloque sur la gestion du patrimoine immatériel  sera préparée la labellisation de cette activité de luxe de la Tapisserie, enfin reconnue comme une capitale pour ce métier d’art.

En fait, la réponse à la labellisation, c’est la Cité de la tapisserie. « C’est ainsi qu’il est apparu légitime à tous que le colloque sur le patrimoine culturel immatériel reconnu par l’UNESCO, se déroule à Aubusson », précise Bruno Ythier.

Les organisateurs souhaitent dépasser les seuls aspects juridiques toujours évoqués jusque là.

Quels sont les participants prévus pour ce colloque ?

- Les professionnels du patrimoine vivant,

-L es structures portant des projets d’inscription

-Aux personnes qui travaillent sur le patrimoine immatériel ( étudiants, chercheurs…)

Le colloque, qui sera précédé par les journées du Réseau textile Rhône-Alpes-Auvergne-Limousin,  Précisons qu’il s’agit entre autres d’activités particulièrement innovantes sur lesquelles ont travaillé certaines start-ups du pîle de compétitivité Minalogic. Pour cette seule phase on pourrait bénéficier de la présence d’une cinquantaine de participants.

 

Laura Costes a été recrutée pour préparer ce Congrès (Photo Robert Guinot la Montagne )

Naturellement le colloque donnera lieu à de nombreuses publications qui seront accessibles aux intéressés.

Pour les personnes qui désireront assister à ce colloque, les alentours d’Aubusson offrent tout un réseau de gîtes ruraux en pleine nature. Citons tout particulièrement celui du Tranloup près de Blessac, donc à deux pas d’Aubusson, aux marges d’un massif forestier préservé de 350 hectares.

www.gitetranloupcreuse.fr

 

Gite rural Aubusson (Creuse): sur les traces des anciens bâtisseurs

aubusson-riviere

Aubusson (Creuse) la capitale des anciens bâtisseurs du pays ouvre d’anciennes maisons à l’éco-tourisme, avec des opportunités d’investissement immobilier.
Les migrants creusois étaient essentiellement des maçons mais aussi des charpentiers, des tailleurs de pierre ou des scieurs de long.
Habitant un pays qui fournit le mortier (le tuf ) et la pierre (le granite), le Marchois avait toutes les aptitudes à devenir maçon. Par ailleurs, les habitants, très pauvres et endettés, vivaient de minuscules propriétés difficiles à cultiver et peu rentables. On comprend alors pourquoi les Marchois ont répondu à l’appel de Richelieu pour construire la digue de La Rochelle puis qu’ils soient partis travailler dans toute la France, particulièrement à Paris, Lyon et Saint Etienne. Ils ont construits monuments, cathédrales et les plus beaux quartiers de nos grandes villes.
Les départs s’étageaient entre le 1er mars et le 15 avril. Les hommes d’un même village se réunissaient pour voyager ensemble, pour affronter le long voyage à pied. Il fallait encore en 1830, 4 jours pour atteindre Orléans, à raison de 40 km par jour. Dans certaines localités, presque tous les hommes valides quittaient leur demeure à la belle saison. Aussi, il n’était pas rare de rencontrer des familles où, pendant l’été, il ne restait que des vieillards, des femmes et des jeunes enfants.
C’était à ces personnes qu’étaient confiés les pénibles travaux des champs. Les femmes labouraient, fauchaient les prés, semaient les grains, pendant que les enfants s’occupaient de la garde du bétail.

Les migrants revenaient entre la mi-novembre et la mi-décembre parfois tous les 2 ans voire tous les 4 à 5 ans : c’était en fonction de leurs économies ou de la chance à trouver un chantier même l’hiver. Toute la maisonnée attendait avec impatience le retour du maçon et de ses économies, car celles-ci servaient à faire vivre la famille, à rembourser les dettes et acheter de nouvelles parcelles de terrain pour agrandir la propriété familiale.
Le nombre des migrants fut considérable, les statistiques les plus récentes annoncent un chiffre de 45 000 pour le département de la Creuse.

La Tour de l'Horloge domine la ville.

Tour de l'Horloge

Aujourd’hui les traces de ces ouvriers du bâtiment, maçons, tailleurs de pierre, charpentiers sont omniprésentes dans ce département de Creuse qui a perdu les deux tiers de ses habitants. Une aubaine pour les amateurs de patrimoine, pour les créateurs de gîtes destinés aux touristes amoureux d’espace, de patrimoine, voire d’artisanat locaux, et parfois d’archirecture vernaculaire comme le « village sculpté » de Masgot, à Fransèches à 15 kilomètres d’Aubusson, la petite ville de la région.

Sculptures naïves de Jules Grévy et Marianne

Le sculpteur, François Michaud, était marqué par la naissance de la IIIème République

Pour les touristes qui veulent apprendre la taille de pierre, comme l’art de la tapisserie, ou le point d’Aubusson, ce peut être très intéressant de disposer d’une base bien située, avec de maintes traces bâties du passé, croix, ponts antiques, maisons anciennes, granges, vieux puits.
Ainsi, le gîte du Tranloup à Villesauveix, près d’Aubusson est idéalement placé pour des vacances dans l’espace de la campagne creusoise et à deux pas de centres d’intérêt : le site www.gitetranloupcreuse.fr permet de se rendre compte de toutes ces ressources.
Les amateurs pourraient même acquérir ce gîte qui comporte de nombreux bâtiments et de l’espace naturel pour y implanter plusieurs gîtes, pour y passer des vacances et, pourquoi pas, pour créer une activité artisanale ou autre et y vivre à plein temps ?