<div class="edition-main-text">
<p>La fête du cinquantenaire célébrée ce dimanche 1er août 2010 a été en effet quelque peu ternie par ce scandale qui secoue le pouvoir à Cotonou depuis ces dernières semaines. C’est la fameuse affaire ICC Services, du nom de cette société de placement de fonds qui a ruiné plus de 200.000 épargnants béninois.</p>
<p>Dernier épisode en date : 50 députés, sur les 83 que compte le Parlement, demandent la mise en accusation du président Yayi Boni pour forfaiture et parjure. Ils reprochent au chef de l’Etat d’avoir favorisé les activités de ICC Services. Et c’est un peu l’histoire de l’arroseur arrosé… Car comme le rappelle le quotidien <a target="_blank" href="http://www.lepays.bf/spip.php?article2302"><em>Le Pays</em></a> au Burkina , <em>« candidat indépendant, Yayi Boni, ancien banquier, (…) avait été élu en mars 2006 avec plus de 70% des votes, (…) avec un programme qui visait la restauration des valeurs républicaines, principalement la lutte contre la corruption qui gangrenait alors l’administration en place. »</em> Résultat, quatre ans après, remarque le journal, le président béninois <em>« aura dérangé bien du monde sur son parcours. Surtout dans sa croisade anti-corruption. En revanche, il n’est pas certain, </em>note le journal,<em> que dans l’aventure, le chef de l’Etat ait été particulièrement bien entouré. En témoignent ceux dont il a dû se défaire. »</em> Allusion notamment au limogeage du ministre de l’Intérieur, il y a trois semaines. <em>« En tout cas</em>, poursuit <em>Le Pays, l’ironie du sort a voulu qu’en fin de mandat, il doive lui-même batailler fort pour se sortir de scandales financiers. Aura-t-il la sérénité nécessaire pour sauver sa présidence s’il aspire vraiment à se succéder à lui-même ? »,</em> s’interroge le quotidien burkinabé.</p>
<p><strong>Emporté par le scandale ?</strong></p>
<p>Que va-t-il se passer maintenant ? C’est ce que se demande le site d’information <a target="_blank" href="http://www.fasozine.com/index.php/editorial/editorial/4172-benin-apres-la-fete-la-defaite "><em>Fasozine</em></a> :<em> « toute la question est maintenant de savoir comment sera traitée la requête du "Groupe des 50" (députés), convaincu que le chef de l’Etat, "économiste et banquier de profession, a trahi son serment de défendre le peuple béninois et la nation". Yayi Boni sera-t-il mis en accusation et/ou emporté par le scandale ICC Services ? Le moins que l’on puisse dire,</em> affirme<em> Fasozine, c’est que, quel que soit l’épilogue de cette affaire, le bras de fer entre le chef de l’Etat béninois et les forces de l’opposition, entre dans une nouvelle dimension à la veille de la prochaine élection présidentielle. La sanction viendra-t-elle de la représentation nationale, de la Haute cour de justice ou des urnes? C’est un Yayi Boni ceinturé par ces trois feux qui doit à présent chercher une parade juste et honorable, après la fête du cinquantenaire, pour éviter une cuisante défaite personnelle et politique. En attendant,</em> conclut <em>Fasozine, les lendemains du cinquantenaire de l’indépendance promettent d’être bien chauds au Bénin, en ce mois pluvieux d’août… »</em></p>
<p>Sur place, au Bénin, les journaux sont partagés… Certains, comme <a target="_blank" href="http://www.sonangnon.net/newsonangnon/index.php?option=com_content&task=view&id=8145&Itemid=1"><em>Aube Nouvelle</em></a> , accordent des circonstances atténuantes au président : <em>« avec sa vision prospective, il a mis tout le pays en chantier et est toujours à la recherche de financements auprès des bailleurs de fonds pour les nombreux programmes ambitieux qu’il a pour le développement du Bénin. (…) Malheureusement, remarque le quotidien béninois, ces efforts sont annihilés par les actes de corruption et de mal gouvernance qui sont deux fléaux qui minent le développement économique du pays. »</em></p>
<p><em><strong>« Populisme, scandales à gogo et dérives »</strong></em></p>
<p>D’autres journaux, à l’instar de <a target="_blank" href="http://latribunedelacapitale.com/), insistent sur la demande de mise en accusation de Yayi Boni par les députés et s&rsquo;interrogent sur le verdict des urnes lors de la présidentielle à venir l&rsquo;année prochaine. Enfin, certains ne mâchent pas leurs mots, comme le quotidien 24 Heures (http://www.24haubenin.com/spip.php?article2778"><em>La Tribune </em></a>pour qui <em>« populisme, scandales à gogo et dérives »</em> caractérisent les quatre années de présidence de Yayi Boni. Et <em>24 Heures</em> de dénoncer <em>« le contrôle des médias tant publics que privés, les prises répétées d’ordonnances par le Chef de l’Etat, le contrôle des institutions de la République, les nominations fantaisistes, politiques et régionalistes, le nombre très élevé de conseillers, de chargés de missions, d’institutions superfétatoires (…), les interdictions de marches des travailleurs ou centrales syndicales, ou encore l’octroi de microcrédits à visée électoraliste. Bref, la coupe est pleine, </em>s’exclame le quotidien béninois.<em> Même si l’on devait dire que le pouvoir du Changement (la dénomination de l’actuel pouvoir) a le mérite d’exister et d’avoir réalisé certaines choses, on doit à la vérité de dire</em>, conclut <em>24 Heures</em>, <em>qu’il a échoué, qu’il a déçu et que le populisme, les scandales et les dérives en sont ses principales caractéristiques. »</p>
<p><table cellpadding="0" cellspacing="0" style="margin:0 auto; margin-top:5px; margin-bottom:5px; width:auto;"><tbody style="border-top:0px"><tr><td style="padding:0px"><div class="aef-em-theme-default aef-em-theme-embed" aef-jcarousel-arrows-2="aef-me-title-arrows">
<!– container –>
<!– container –></div></td></tr></tbody></table><br />
</em></p>
<p> </p>
</div>

0 Commentaires.